SÉNAT
7 JANVIER 2021
1. Questions écrites
1. Questions écrites
PREMIER MINISTRE
Pessimisme de la jeunesse pour l’avenir
19888. − 7 janvier 2021. − Mme Michelle Gréaume appelle l’attention de M. le Premier ministre sur les
difficultés rencontrées par les jeunes dans le cadre de l’épidémie de Covid-19 et de ses conséquences. « C’est dur
d’avoir 20 ans en 2020 » disait le Président de la République en octobre 2020. Face à la crise économique et sociale
en cours à la suite de la pandémie de Covid-19 et des confinements mis en œuvre, c’est un public qui apparaît
particulièrement vulnérable. La jeunesse ne constitue pas une réalité singulière et un groupe homogène
d’individus. Ils ne sont pas touchés de manière égale par cette crise sanitaire, mais à différents niveaux. Ainsi, ceux
qui sont le plus impactés économiquement sont ceux qui ne sont pas employés, ni qualifiés, ni en formation. Alors
qu’en France, le diplôme reste incontournable pour accéder à un marché du travail de plus en plus complexe, les
jeunes non diplômés restent éloignés de l’emploi et des processus de qualification, et donc des aides mises en place
par l’exécutif pour lutter contre les conséquences sociales de l’épidémie de Covid-19. Pour les diplômés ou les
étudiants, le pessimisme est de mise pour 75 % des jeunes qui ont conscience qu’ils auront à pâtir des
conséquences de la situation économique dans les prochains mois. Outre les restrictions imposées actuellement,
l’avenir professionnel des jeunes ne s’annonce en effet pas sous les meilleurs auspices… Les conséquences sociales
et psychologiques sont également importantes, au point que les universités souhaitent pouvoir mobiliser
psychologues et psychiatres pour les étudiants les plus fragilisés. Face à cette situation alarmante, l’heure est à
l’action, pour ne pas faire de cette génération celle qui aura été sacrifiée. C’est la raison pour laquelle elle lui
demande ce que le Gouvernement envisage pour améliorer les perspectives d’avenir de notre jeunesse.
Retard dans la mise en œuvre de la stratégie vaccinale anti-Covid de la France
19893. − 7 janvier 2021. − Mme Marie-Noëlle Lienemann interroge M. le Premier ministre sur les retards
constatés dans la mise en œuvre de la stratégie vaccinale anti-Covid de la France. En effet, tous les pays qui ont
autorisé la mise sur le marché de vacovid et entamé une campagne de vaccination, commencent par les personnes
les plus vulnérables et les personnels soignants exposés. Il n’existe pas de différences notables de stratégie entre nos
principaux voisins et la France. Pourtant, force est de constater qu’après quelques jours la France compte tout juste
quelques centaines de personnes vaccinées (contre le Covid) contre plusieurs dizaines voire centaines de milliers de
personnes dans d’autres pays. Elle lui demande donc quelles sont les raisons qui expliquent ce retard évident alors
que des centaines de milliers de doses de vaccin sont censées avoir déjà été reçues par notre pays. Elle lui demande
également quelles mesures compte prendre le Gouvernement pour accélérer la vaccination des Français prioritaires
concernés. Elle lui demande aussi quelles mesures sont envisagées par le Gouvernement pour permettre la
vaccination la plus rapide possible des millions de Français qui le souhaitent. Enfin, elle lui demande quand le
Gouvernement compte consulter le Parlement sur les conditions de la mise en œuvre de la vaccination contre le
Covid et plus largement la façon dont il compte poursuivre la lutte contre le Covid.
AGRICULTURE ET ALIMENTATION
Conditions d’abattage des dindes
19890. − 7 janvier 2021. − Mme Vanina Paoli-Gagin appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de
l’alimentation sur l’interdiction de l’abattage des dindes par étourdissement électrique avec suspension préalable
des animaux conscients. Grâce à une enquête menée dans l’abattoir de Blancafort (Cher), l’association L214 a
permis de prendre conscience de cette méthode. Accrochées tête en bas sur un rail mécanique, les dindes passent
dans un bain d’eau électrifiée, censé provoquer leur étourdissement. Selon les avis scientifiques, le plus gros
problème de cette technique d’étourdissement est la suspension des animaux conscients par les pattes. Cette
suspension, tête en bas, de ces oiseaux très lourds est douloureuse et source de stress. L’autorité européenne de
sécurité des aliments (EFSA) affirme qu’elle est à l’origine de vives réactions de peur, ainsi que de tensions et
compressions douloureuses dans les membres, jusqu’à causer des luxations des pattes ou des ailes à 50 % des
oiseaux, et des fractures à 1 à 8 % d’entre eux. Le battement d’ailes des oiseaux dans cette position favorise
également le contact avec l’eau électrifiée avant que la tête ne soit immergée, ce qui cause là encore de vives
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