CRIV 56 COM 429
considérable sur les droits fondamentaux. La
position belge est incompréhensible. La Belgique
s'abstient au Conseil des ministres de l'Union
européenne. Nous avons le président d'un parti
– pas n'importe lequel: le président de votre parti,
M. Verougstraete – qui, en sa qualité de député
européen, a voté contre le règlement et a appelé la
Belgique à rejoindre l'Espagne dans le camp des
opposants. Et surtout, nous avons un premier
ministre qui a cosigné, le 19 juin dernier, un
courrier de dix-neuf dirigeants s'engageant, lui, au
contraire, à montrer personnellement la voie vers
les hubs. Avouez qu'il y a quand même de quoi s'y
perdre!
Voici mes questions. Comment la position de la
Belgique en matière de hubs de retour est-elle
coordonnée et exprimée au sein du Conseil de
l'Union européenne? Dans l'affirmative, qui parle
au nom de la Belgique sur ce dossier et sur la base
de quel mandat formel?
En tant que ministre chargé des Affaires
européennes, avez-vous été consulté et avez-vous
validé la signature, par le premier ministre, du
courrier du 19 juin 2026? Peut-on considérer que
ce courrier exprime la position officielle de la
Belgique ou s'agit-il d'un engagement personnel du
premier ministre? Je crois que nous avons le droit
de savoir, aujourd'hui, lequel des deux il
représente.
La Belgique a-t-elle entamé ou envisage-t-elle
d'entamer des démarches diplomatiques auprès
de pays tiers en vue d'y établir des hubs de retour?
Dans l'affirmative, avec quels États et selon quel
calendrier? Comment conciliez-vous la ligne du
premier ministre, avec lequel vous travaillez, et la
position publiquement défendue par le président
de votre parti, avec lequel vous travaillez aussi,
j'imagine, qui appelle la Belgique à s'opposer au
texte aux côtés de l'Espagne? Laquelle de ces
deux lignes le gouvernement entend-il porter au
Conseil?
Enfin, la Belgique conditionnerait-elle son soutien
à tout dispositif éventuel de hubs de retour au plein
respect de la Convention européenne des droits de
l'homme et de la jurisprudence de la Cour
européenne des droits de l'homme, en ce compris
le principe de non-refoulement et l'interdiction de la
détention d'enfants à des fins migratoires?
09.04 Minister Maxime Prévot: Mijnheer Di
Nunzio, mevrouw Huybrechts, ik kan hierover kort
en duidelijk zijn. Ons regeerakkoord voorziet zeker
in een efficiënt, kordaat maar humaan
terugkeerbeleid.
Wanneer
een
definitieve
KAMER-3E ZITTING VAN DE 56E ZITTINGSPERIODE
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15/07/2026
2025
beslissing vaststelt dat iemand geen recht heeft op
verblijf in België, moet deze beslissing uitgevoerd
worden. Dit moet beter en het regeerakkoord stelt
een reeks maatregelen voor die dat mogelijk
maken.
Het klopt dat er binnen onze regering geen
overeenstemming was over elk element van de
terugkeer en dat België zich daarom onthouden
heeft.
Ce qui est, a priori, monsieur De Smet, assez
fréquent. Certains considèrent d'ailleurs que la
Belgique s'abstient trop souvent parce que, dans le
mécanisme de coordination DGE, qui nécessite un
accord entre tous les partis composant l'ensemble
des gouvernements, il arrive régulièrement, en
cette matière comme dans d'autres, qu'il y ait des
divergences. Il n'y a donc effectivement pas eu, au
niveau fédéral, de convergence entre l'ensemble
des formations politiques sur ce sujet, ce qui a
conduit �� cette abstention.
De premier heeft de brief van 19 juni inderdaad
ondertekend, maar het Belgische standpunt over
de terugkeerverordening blijft ongewijzigd. Ik kom
daar zo meteen op terug. Dat neemt niet weg dat
de terugkeerverordening van kracht zal worden.
Voor alle duidelijkheid, de verordening bevat veel
meer bepalingen dan alleen de juridische basis
voor eventuele terugkeerhubs. Dat is weliswaar
een element dat in de media bijzonder veel
aandacht heeft gekregen.
Het is inderdaad zo dat de juridische en
operationele haalbaarheid van akkoorden met
derde landen om daar personen naartoe te sturen
die geen enkele band met die landen hebben,
absoluut niet evident is. België is momenteel niet
betrokken bij eventuele verkennende diplomatieke
gesprekken die sommige Europese lidstaten
zouden voeren met specifieke derde landen. Er zijn
dus geen concrete pistes waarover wij ons op dit
moment moeten uitspreken.
Monsieur De Smet, il est évident que la Belgique
conditionne son soutien à tout dispositif qui mettrait
en œuvre le règlement relatif au retour au plein
respect de la Convention européenne des droits de
l'homme et de la jurisprudence de la Cour de
Strasbourg. Il est, en tout cas, important de
constater que, non seulement moi-même, mais
aussi le règlement relatif au retour lui-même,
conditionnons strictement ces partenariats au
respect des droits fondamentaux des personnes
concernées.
Une
chose
est
d'activer
éventuellement l'option des hubs de retour, mais si
l'intention des uns ou des autres est d'envoyer
2026
CHAMBRE-3E SESSION DE LA 56E LÉGISLATURE