46 CRIV 55 COM 091 21/01/2020 compte du fait que les Tibétains choisissent leur leader spirituel sans ingérence étrangère depuis des siècles et enfreint le droit fondamental des Tibétains à la liberté de religion. Le 19 mars dernier, le porte-parole du Ministère chinois des affaires étrangères Geng Shuang a par exemple déclaré que « la réincarnation des Buddhas vivants, y compris le Dalaï-lama, doit respecter le droit chinois ». À ce titre, un haut responsable a déclaré lors d’une formation que le système de la réincarnation n’était « jamais une question purement religieuse ou un droit personnel revenant à un Bouddha vivant », mais qu’il s’agissait plutôt d’« une représentation importante des stratégies et des politiques du Parti communiste chinois dans la région ». Afin de contrer les tentatives de la Chine d’interférer dans la succession du Dalaï-lama, un projet de loi a été présenté au Congrès des Etats-Unis en septembre dernier. S’il est adopté, il rendra officielle la politique américaine selon laquelle la nomination d'un futur dalaï-lama et d'autres dirigeants bouddhistes tibétains ne peut être décidée que par la communauté religieuse tibétaine. Plus récemment, le 11 novembre, le ministre néerlandais des Affaires étrangères a adressé une communication officielle au Parlement détaillant la politique du gouvernement néerlandais sur le Tibet, qui déclare que « la position de ce cabinet est qu'il appartient à la communauté religieuse tibétaine elle-même de nommer un futur successeur du Dalaï Lama ». Dès lors, des questions se posent : - Quelle est la position de la Belgique par rapport aux répressions par le Parti communiste chinois du culte bouddhiste au Tibet, notamment par rapport à la politique de présence et surveillance policière accrue près des temples, le remplacement dans l’enseignement obligatoire de la langue tibétaine par le mandarin ou la démolition partielle du temple de Larung Gar ? - Quelle est la position de la Belgique au sujet de la succession du Dalaï-lama ? - La Belgique serait-elle prête à pousser un débat et une prise de position au niveau européen à ce sujet ? Tweede Kamer een brief gestuurd over Tibet waarin staat dat het aan de Tibetaanse geloofsgemeenschap zelf is om de opvolger van de dalai lama aan te wijzen. De Chinese regering is evenwel van plan om zich te mengen in de opvolgingskwestie. 19.02 Philippe Goffin, ministre: Je partage vos préoccupations concernant la situation des droits de l'homme au Tibet. Mes services continuent à suivre de près son évolution. La Belgique n'hésite pas à exprimer ses préoccupations à cet égard au sein de diverses enceintes pertinentes. 19.02 Minister Philippe Goffin: België aarzelt niet om zijn bezorgdheid hierover kenbaar te maken. De kwestie wordt aan de orde gesteld in het kader van onze bilaterale betrekkingen met China: we hebben dat gedaan bij de ondervoorzitter van de autonome regio Tibet op 13 december 2019. Dans le cadre de nos relations bilatérales avec la Chine, cette question est abordée régulièrement lors de diverses rencontres. Ce fut notamment le cas lors d'un entretien bilatéral avec mes services et le vice-président de la région autonome du Tibet, qui a eu lieu le 13 décembre 2019. Notre pays est en outre intervenu lors de l'examen périodique universel relatif à la Chine en novembre 2018. Il s'agit d'un mécanisme spécifique du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies dans le cadre duquel chaque pays fait l'objet d'un examen approfondi. À cette occasion, les différents États membres adressent des questions et recommandations concernant la situation des droits de l'homme dans le pays en examen. À cet égard, la Belgique a demandé quelles étaient les intentions de la Chine en vue de répondre aux préoccupations exprimées par les Nations Unies concernant le traitement des minorités ethniques au Tibet, notamment de la part du comité ONU contre la discrimination raciale (CERD), qui CHAMBRE-2E SESSION DE LA 55E LEGISLATURE 2019 2020 Welk standpunt neemt België in ten aanzien van de onderdrukking van het boeddhistische geloof in Tibet door de Communistische Partij van China, en in het bijzonder ten aanzien van de verhoogde politieaanwezigheid en het verhoogde politietoezicht in de buurt van de tempels, het feit dat de Tibetaanse taal in het verplichte onderwijs steeds meer plaats moet maken voor het Mandarijn, en de gedeeltelijke sloop van het kloostercomplex Larung Gar? Welk standpunt neemt België in ten aanzien van de opvolging van de dalai lama? Is ons land bereid een Europees debat over die kwestie aan te zwengelen? We hebben eveneens onze stem laten horen tijdens de universele periodieke doorlichting van China in november 2018. België heeft gevraagd of China de intentie heeft een antwoord te bieden op de punten van zorg van de VN met betrekking tot de behandeling van de etnische minderheden in Tibet. Ons land heeft in de VNMensenrechtenraad en op de Algemene Vergadering van de VN een gezamenlijke verklaring KAMER-2E ZITTING VAN DE 55E ZITTINGSPERIODE

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