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CRIV 55 COM 091
21/01/2020
situation des droits humains a-t-elle été évoquée, notamment au
Bahreïn par la Belgique lors du 3e cycle des consultations politiques
bilatérales organisé en marge du 15e sommet du IISS Manama
Dialogue et auquel la Belgique a participé?
Enfin, la Belgique confirme-t-elle que certains prisonniers n’ont pas
accès aux soins médicaux? Dans l'affirmative, la Belgique a-t-elle
condamné cette privation de soins dans ses relations bilatérales avec
le Royaume de Bahreïn?
16.02 Philippe Goffin, ministre: Monsieur Cogolati, comme pour
tous les autres pays, les droits humains font partie intégrante de nos
discussions bilatérales avec les autorités bahreïniennes et ce, à tous
les niveaux. Cela a également été le cas lors des consultations
bilatérales entre notre pays et le Bahreïn qui ont eu lieu en
novembre 2019.
L'ambassade de Belgique et mes services suivent de près le cas
auquel vous faites référence dans votre question. Malgré les
inquiétudes signalées quant à l'équité du procès, la condamnation à
mort de MM. Mohamed Ramadhan et Hussain Ali Moosa a été
confirmée. Ce verdict est toujours susceptible d'un recours devant la
Cour de cassation du Bahreïn.
La Belgique s'associe pleinement à la déclaration faite par l'Union
européenne et à sa demande aux autorités bahreïniennes de
suspendre l'exécution de ces deux personnes et de veiller à ce que
leur nouveau procès soit conforme aux normes de droit international.
La Belgique s'oppose à la peine de mort dans tous les cas et en toute
circonstance. La peine de mort viole le droit inaliénable à la vie
consacré par la Déclaration universelle des droits de l'homme et
constitue une peine cruelle inhumaine et dégradante. La peine
capitale n'a pas non plus d'effet dissuasif sur la criminalité et les
erreurs judiciaires sont irréversibles.
En outre, lors du dernier Examen périodique universel du Bahreïn
sous les auspices du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, la
Belgique a formulé des recommandations, telles que la pleine
application des recommandations formulées dans le rapport de la
commission d'enquête indépendante de Bahreïn (rapport Bassiouni),
et concernant la peine de mort, comme déjà évoqué.
La stabilité à long terme du Bahreïn est avant tout dans l'intérêt du
Bahreïn lui-même. Une telle stabilité ne peut être durable que dans un
climat où les préoccupations politiques légitimes peuvent être
librement exprimées.
Un dialogue informel sur les droits de l'homme entre l'Union
européenne et le Bahreïn a eu lieu depuis 2016, lors de la dernière
session en mai 2018. Des préoccupations ont été exprimées
concernant les garanties d'un procès équitable, les conditions de
détention, notamment l'accès à un traitement médical adéquat pour
les détenus, et la situation générale des droits de l'homme dans le
pays.
CHAMBRE-2E SESSION DE LA 55E LEGISLATURE
2019
2020
sprake
gebracht
tijdens
de
bilaterale politieke gesprekken in
de marge van de topconferentie
IISS
Manama
Dialogue
in
Bahrein? Bevestigt België dat
sommige
gevangenen
geen
verzorging krijgen? Zo ja, heeft
ons land die praktijken veroordeeld in het kader van de
bilaterale
betrekkingen
met
Bahrein?
16.02 Minister Philippe Goffin:
De mensenrechten zijn een
onlosmakelijk onderdeel van al
onze bilaterale gesprekken, ook
die met Bahrein. Dat was niet
anders tijdens het bilaterale
overleg in november 2019. De
Belgische ambassade en mijn
diensten volgen de dossiers van
de heren Ramadan en Ali Moosa
op de voet. Niettegenstaande de
twijfels over een billijke rechtsgang
werd het doodvonnis bevestigd,
maar er zou daartegen wel
cassatieberoep kunnen worden
aangetekend. België sluit zich bij
de vraag van de EU aan om hun
executie op te schorten en een
nieuw proces te voeren dat
conform het internationaal recht
moet verlopen. België is tegen de
doodstraf gekant.
Naar aanleiding van het recentste
universeel periodiek onderzoek
van de VN-Mensenrechtenraad
ten aanzien van Bahrein heeft ons
land een aantal aanbevelingen
gedaan. Bahrein heeft vooral zelf
belang bij stabiliteit op lange
termijn en daartoe is de eerbiediging van de vrijheid van
politieke
meningsuiting
een
vereiste. Sinds 2016 vindt er een
informele
dialoog
over
de
mensenrechten plaats tussen dat
land en de EU. In mei 2018 drukte
de EU haar bezorgdheid uit over
de billijke rechtsgang en de
detentieomstandigheden. Tijdens
de bijeenkomst van de VNMensenrechtenraad van maart
2019 heeft de EU nogmaals haar
ongerustheid geuit over dat laatste
punt en België heeft zich daarbij
aangesloten. Vooral de politisering
KAMER-2E ZITTING VAN DE 55E ZITTINGSPERIODE