CRIV 55 COM 091 25 21/01/2020 journalistes qui, a priori, venaient couvrir une attaque armée déjà terminée. Je me réjouis de l'adoption d'une résolution du Parlement européen appelant à leur libération. Notre ambassadeur à Bujumbura a eu l'occasion de transmettre nos préoccupations sur le sort des journalistes d'Iwacu lors d'une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères burundais le mois dernier. Il faut rappeler que "les progrès dans le domaine de la liberté de la presse constituent l'un des critères fondamentaux pour la levée des mesures" (Article 96 de l'Union européenne). La Belgique suit de très près la situation des droits de l'homme au Burundi. Nous avons donné l'asile à de nombreux défenseurs des droits de l'homme burundais depuis le début de la crise en 2015. Nous avons également apporté une importante contribution financière pour le fonctionnement du bureau des Nations Unies pour les droits de l'homme au Burundi. Hélas, quelques mois plus tard, en février 2019, les autorités burundaises ont décidé de fermer définitivement ce bureau. Cette décision illustre la difficulté de travailler sur la situation des droits de l'homme au Burundi. Il est même délicat pour nous de soutenir des ONG locales, car celles-ci se retrouvent alors dans le collimateur des autorités burundaises. Certaines ONG belges dans le domaine des droits de l'homme, comme 11.11.11 ou Avocats sans frontières, ont préféré quitter le Burundi face aux intentions du gouvernement d'imposer des quotas ethniques dans leur personnel. Mais tout cela ne nous empêche pas d'attirer l'attention sur la situation des droits de l'homme au Burundi dans tous les forums internationaux, notamment au Conseil de sécurité. voor de werking van het VNMensenrechtenkantoor in Burundi, dat enkele maanden later werd gesloten door de Burundese autoriteiten. De lokale ngo's die wij steunen worden geviseerd door de autoriteiten. Sommige Belgische ngo's hebben er naar aanleiding van de plannen van de regering om etnische quota in te stellen voor het Burundese personeel van buitenlandse ngo's voor gekozen het land te verlaten. Tijdens alle internationale fora vestigen we de aandacht op die situatie. Ten slotte willen de Burundese autoriteiten verkiezingen organiseren die door de overheid zelf gefinancierd worden, en zonder hulp van buitenaf. Ze zullen enkel Afrikaanse waarnemers toelaten. We zullen geen grote rol in het proces kunnen spelen, maar we zullen de situatie op de voet volgen. Je vous rappelle également notre intervention au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies en septembre dernier, afin de soutenir la prolongation du mandat de la commission d'enquête de l'ONU. Enfin, précisons que l'éventuel rôle de la Belgique dans l'organisation des élections sera limité, car les autorités burundaises insistent pour les organiser elles-mêmes, sans aide extérieure, certainement occidentale. Le gouvernement burundais veut notamment que ces élections soient totalement autofinancées et affirme avoir déjà réuni les budgets nécessaires à cette fin. En termes d'observation internationale, les autorités n'acceptent que les observateurs africains. Même les diplomates européens et américains présents sur place risquent de ne pas avoir accès aux bureaux de vote. Enfin, aider la société civile locale ou l'église s'avère extrêmement compliqué au vu de toutes les restrictions imposées par les autorités. Dans un tel contexte, vous comprendrez que la Belgique et, de manière plus large, l'Union européenne ne pourront pas exercer le rôle qu'elles souhaiteraient remplir dans l'accompagnement de ce processus électoral. Cela ne nous empêchera, toutefois, pas de suivre la situation de très près et de faire en sorte que le Burundi reste à l'ordre du jour des enceintes internationales. 07.03 Samuel Cogolati (Ecolo-Groen): Je vous remercie et vous présente mes excuses pour ce petit jeu de chaises musicales. L'incident est clos. CHAMBRE-2E SESSION DE LA 55E LEGISLATURE 2019 2020 KAMER-2E ZITTING VAN DE 55E ZITTINGSPERIODE

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