CRIV 55 COM 091 7 21/01/2020 ignorer le climat de violence qui a marqué cette période. La nouvelle présidente autoproclamée a réitéré, très vite, comme elle l'a dit, à savoir fin novembre, son annonce d'une convocation d'élections transparentes. Cependant, les violences n’ont pas faibli et continuent de faire des victimes. Au moment où je rédigeais ma question, autrement dit le 29 novembre, déjà une vingtaine de personnes avaient perdu la vie dans des affrontements avec la police ou l’armée. Monsieur le ministre, quelle est votre analyse de la situation sur place? Quelle position la Belgique défend-elle dans ce dossier tant au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies que de l’Union européenne? Enfin, pourriez-vous faire le point sur la présence de ressortissants belges sur place et les instructions qui leurs sont données? 03.02 Samuel Cogolati (Ecolo-Groen): Madame la présidente, monsieur le ministre, je vais à nouveau tenter d'être le plus efficace possible en me limitant aux aspects les plus cruciaux de ma question. Ce qui importe, selon moi, c'est que l'Europe ne reconnaisse pas le coup d'État. Je sais que l'on peut discuter de la question, mais reconnaître la légitimité du gouvernement issu du renversement du président bolivien, Evo Morales, me semble vraiment très délicat. Reconnaître un gouvernement autoproclamé surtout dans le contexte latino-américain, en prétextant les imperfections du précédent, revient à nier les fondements de nos démocraties. Je voudrais donc connaître la position de la Belgique quant au gouvernement intérimaire. A-t-elle pris des contacts en Bolivie pour formellement appeler à garantir les droits démocratiques des Boliviens à s’autodéterminer? La démocratie participative et émancipatrice à l’origine du mouvement d’Evo Morales pourrait-elle retrouver ses lettres de noblesse dans de nouvelles élections? Comment la Belgique pourrait-elle participer à ce nouveau processus d'élections pour assurer la stabilité et la paix dans ce pays? 03.03 Philippe Goffin, ministre: Chers collègues, des soupçons de fraude électorale lors des élections du 20 octobre dernier ont conduit à des protestations massives et à des violences entre les partisans du président Morales et ceux de son rival Carlos Mesa. Lorsque la fraude électorale fut confirmée le 10 novembre par un audit de l'Organisation des États américains (OEA) et que la position du président Morales devenait dès lors précaire, celui-ci a démissionné et s'est enfui. Jeanine Áñez, membre de l'opposition et deuxième vice-présidente du Sénat, s'est autoproclamée présidente ad interim. Sa tâche consiste à diriger la Bolivie pendant la période intérimaire qui doit mener à de nouvelles élections, programmées en mai et juin de cette année. Elle a conclu un accord en ce sens avec l'aile modérée du MAS, le parti de Morales, qui dispose toujours d'une majorité au Parlement. Cet accord ouvre la voie à une issue démocratique à la crise. CHAMBRE-2E SESSION DE LA 55E LEGISLATURE 2019 2020 ber aan dat ze snel transparante verkiezingen wil. Intussen blijven er slachtoffers en zelfs doden vallen bij gewelddadige confrontaties met de ordediensten. Welke analyse maakt u van de situatie ter plaatse? Welk standpunt neemt ons land in in de VN-Veiligheidsraad en in de EU? Wat is de stand van zaken in verband met onze landgenoten in Bolivia en de gegeven richtlijnen? 03.02 Samuel Cogolati (EcoloGroen): Europa mag de regering niet erkennen die na de staatsgreep aan de macht is gekomen. Een zelfverklaarde regering erkennen onder het voorwendsel dat de vorige niet perfect was, gaat in tegen de grondslagen van onze democratie. Welk standpunt neemt ons land in over die interim-regering? Heeft België ter plaatse contacten gelegd om op te roepen tot de eerbiediging van het democratische zelfbeschikkingsrecht van de Bolivianen? Nieuwe verkiezingen moeten de participatieve democratie van Morales' beweging nieuw leven inblazen. Hoe kan ons land daaraan bijdragen met het oog gericht op stabiliteit in Bolivia? 03.03 Minister Philippe Goffin: De verkiezingen van 20 oktober 2019 hebben geleid tot geweld tussen aanhangers van president Morales en van zijn rivaal Carlos Mesa. Nadat de fraude aangetoond werd, is president Morales afgetreden en gevlucht. Jeanine Áñez, vicevoorzitter van de Senaat, heeft zichzelf uitgeroepen tot interim-president tot aan de verkiezingen van mei en juni 2020. Ze heeft een akkoord gesloten met de gematigde vleu- KAMER-2E ZITTING VAN DE 55E ZITTINGSPERIODE

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