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CRIV 55 COM 091
21/01/2020
Tanker, au large de Hodeidah : un navire devant faciliter le commerce
de carburant. Inexploité, il contient toujours 1.140.000 barils de
carburant.
Aujourd’hui, l’intégrité du Safer est menacée : que ce soit dû au conflit
entre les Houtis et le Gouvernement officiel ou par l’effet du temps.
Pour éviter un déversement massif de carburant dans la Mer Rouge,
une équipe a été envoyée par les Nations unies. Malheureusement,
celle-ci se voit empêchée de monter à bord et pratiquer les
réparations depuis plus d’un mois.
S’il est nécessaire de trouver une solution afin d’éviter qu’un désastre
écologique ne survienne avec la contamination de plus d’un milliard
de mètres carrés d’eau de la Mer Rouge, le volet humanitaire est
également à prendre en considération. En effet, le Yemen importe à
ce jour 90 % de sa nourriture, de son carburant, ses provisions
commerciales, dont 70 % transitent par le port de Hodeidah. Si le
carburant n’est pas livré, 83 centres d’alimentation thérapeutique et
plus de 150 équipes de travailleurs humanitaires seront forcés
d’interrompre leurs services, touchant ainsi deux millions de
personnes.
Dès lors des questions se posent :
- Que font la Belgique ou le Conseil de Sécurité des Nations Unies
pour permettre l’accès au Safer Oil Tanker afin de le réparer ? De
manière plus large, comptent-ils user de leur pouvoir d’influence
auprès de l’Arabie Saoudite et des autorités de fait du Nord du Yémen
qui imposent le blocage des navires transportant du carburant ?
situatie van de omgebouwde
olietanker Safer FSO, met aan
boord meer dan een miljoen vaten
die in de Rode Zee dreigen terecht
te komen, voor een ecologische
en humanitaire ramp vrezen. Een
team van de Verenigde Naties kan
momenteel niet aan boord van het
schip gaan om de nodige
herstellingen uit te voeren.
Wat is het standpunt van België
ten aanzien van de dialoog tussen
de Jemenitische regering, de
Saudi's, de Verenigde Arabische
Emiraten, de Houthi's en Iran?
Wat is het Belgisch standpunt ten
aanzien van het akkoord van
Stockholm? Wat ondernemen
België en de VN-Veiligheidsraad
om de toegang tot en het herstel
van de Safer FSO te faciliëren?
Wordt
er
een
alternatieve
oplossing overwogen?
- Est-ce qu’une solution est en cours de réflexion dans le cas où une
réparation ne pourrait être effectuée à temps et que le carburant
commencerait à se répandre dans la mer aux alentours de Hodeidah
?
- Quelle est la position de la Belgique, notamment comme membre du
Conseil de Sécurité des Nations unies, concernant le dialogue de paix
entre le gouvernement yémenite et les Houtis ? Quelle est la position
de la Belgique par rapport à l’accord de Stockholm ?
Depuis mars 2015, le conflit au Yémen entre le gouvernement
(soutenu pour l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis) et
combattants houthistes (soutenus par l’Iran) a fait près de 102.000
morts en près de cinq ans et a contraint près de 4 millions de
personnes au déplacement. La situation actuelle est alarmante et 14
millions de personnes sont déjà au bord de la famine. 80 % de la
population dépendent de l’assistance humanitaire.
Dans ce conflit, le navire Safer Oil Tanker, au large de Hodeidah est
depuis des mois laissé à l’abandon et contient toujours 1.140.000
barils de carburant. Aujourd’hui, l’intégrité du Tanker est menacée :
que ce soit dû au conflit entre les Houtis et le Gouvernement officiel
ou par l’effet du temps. Pour éviter un déversement massif de
carburant dans la Mer Rouge, une équipe a été envoyée par les
Nations unies. Malheureusement, celle-ci se voit empêchée de
monter à bord et de procéder aux réparations depuis des mois.
S’il est nécessaire de trouver une solution afin d’éviter qu’un désastre
écologique ne survienne avec la contamination de plus d’un milliard
de mètres carrés d’eau de la Mer Rouge, le volet humanitaire est
CHAMBRE-2E SESSION DE LA 55E LEGISLATURE
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