A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
Entreprises
Inquiétude sur le coût de la facturation électronique obligatoire des TPE
4. Questions écrites
12422. − 27 janvier 2026. − M. Fabrice Barusseau attire l’attention de M. le ministre des petites et moyennes
entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat sur les conséquences financières de la
réforme de la facturation électronique obligatoire pour les TPE. À compter de sa généralisation, cette réforme
impose aux entreprises de recourir à des plateformes de dématérialisation partenaires (PDP) privées pour
l’émission et la réception des factures, alors même que l’État s’était initialement engagé à mettre à disposition une
plateforme publique gratuite permettant de garantir l’absence de coûts supplémentaires pour les plus petites
structures. Or des chefs d’entreprise alertent sur les charges nouvelles induites par cette obligation : abonnements
annuels pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros, frais de mise en conformité, prestations d’accompagnement et
de paramétrage, représentant une dépense significative pour des TPE dont les marges sont déjà fortement
contraintes. À titre d’exemple, certaines structures estiment ce surcoût à plus de 7 000 euros hors taxes par an,
auxquels s’ajoutent plusieurs milliers d’euros de prestations initiales, pour une mission relevant pourtant de la
collecte de la TVA, au bénéfice de l’administration fiscale. Ces entreprises ont le sentiment qu’une charge
administrative et financière supplémentaire leur est transférée, sans compensation, alors même qu’elles contribuent
déjà pleinement à l’effort de modernisation et de numérisation de l’économie. Cette situation est d’autant plus mal
comprise qu’elle revient, de fait, à rendre obligatoire le recours à des opérateurs privés, au détriment de la promesse
de gratuité initialement formulée par l’État. Ainsi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend
prendre pour garantir que la réforme de la facturation électronique ne se traduise pas par une taxe déguisée pesant
sur les TPE, notamment par le rétablissement effectif d’une solution publique gratuite et opérationnelle ou, à
défaut, la mise en place de mécanismes de compensation financière (crédit d’impôt, prise en charge partielle des
coûts, plafonnement des tarifs) pour les plus petites entreprises. Il souhaite également savoir comment le
Gouvernement entend associer les organisations représentatives des TPE à l’évaluation des impacts économiques
de cette réforme, afin de préserver la viabilité et la compétitivité de ces entreprises essentielles au tissu économique
local.
Entreprises
Prêts Bpifrance : soutenir l’investissement immobilier des TPE et PME
12424. − 27 janvier 2026. − M. Stéphane Viry attire l’attention de M. le ministre des petites et moyennes
entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat sur les conditions d’accès au prêt à
moyen ou long terme hypothécaire avec préfinancement proposé par Bpifrance. Les très petites entreprises, les
PME constituent un pilier essentiel de l’économie de proximité, de l’emploi local et de la vitalité des territoires.
Soutenir leur développement et leur croissance est un enjeu économique, tant pour stimuler la création d’emplois
durables que pour générer des recettes supplémentaires pour l’État et les collectivités. Leur capacité à investir, à se
développer ou à adapter leurs locaux professionnels conditionne directement leur pérennité, leur compétitivité et
leur contribution à la dynamique économique nationale. Le prêt à moyen ou long terme hypothécaire avec
préfinancement vise à financer des opérations immobilières professionnelles intégrant une phase de construction
ou de travaux, qu’il s’agisse de constructions neuves, d’extensions, de rénovations ou d’acquisitions d’existants avec
travaux significatifs. Or ce dispositif est aujourd’hui réservé à des projets d’un montant minimal de 500 000 euros,
seuil qui exclut de fait de nombreux projets portés par des TPE et des PME artisanales, pourtant structurants à
l’échelle locale. Dans de nombreux territoires, des entreprises de taille modeste portent des projets à dimension
humaine : construction ou agrandissement de locaux, rénovation d’ateliers ou regroupement d’activités qui sont
indispensables à leur développement, à l’embauche de nouveaux salariés et à la consolidation de leur activité, mais
dont le montant reste inférieur à ce plafond. L’existence d’un seuil minimal élevé peut ainsi freiner, voire
empêcher, la concrétisation de projets pourtant économiquement viables et créateurs de valeur. Dans ce contexte,
il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’assouplir les conditions d’accès à ce prêt, notamment en abaissant
le plafond minimal d’intervention, afin de le rendre accessible à des projets plus modestes mais essentiels au
développement et à la croissance des TPE et PME, en particulier dans les territoires ruraux et périurbains.
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