A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
véritable sécurité, le Gouvernement envisage de mettre en œuvre un plan de titularisation via des examens
professionnels réservés, comme avec la loi du 3 janvier 2001, pour intégrer définitivement ces personnels
expérimentés dans la fonction publique.
Harcèlement
Lutte contre le cyberharcèlement
12439. − 27 janvier 2026. − M. Marc Chavent attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les
moyens de prévention qui peuvent être mis en place dans les écoles primaires, les collèges et les lycées pour lutter
contre le cyberharcèlement lié à l’intelligence artificielle. En effet, l’usage croissant de l’intelligence artificielle chez
les scolaires facilite l’apparition de nouvelles formes de cyberharcèlement, notamment par la création de faux
contenus numériques, d’images ou de vidéos truquées, susceptibles de porter gravement atteinte à l’intégrité
morale et psychologique des élèves. Dans ce contexte, M. le député souhaiterait connaître les mesures actuellement
mises en place par le ministère afin de prévenir le cyberharcèlement lié à l’intelligence artificielle au sein des
établissements scolaires, ainsi que les actions de sensibilisation et de formation prévues à destination des élèves, des
personnels éducatifs et des familles. Il lui demande également si le Gouvernement envisage de renforcer les
dispositifs existants afin d’adapter la prévention scolaire aux évolutions rapides des technologies numériques.
4. Questions écrites
Personnes handicapées
Carence d’AESH dans les établissements scolaires
12471. − 27 janvier 2026. − Mme Véronique Louwagie attire l’attention de M. le ministre de l’éducation
nationale sur la carence d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) dans les établissements
scolaires. Ces personnes indispensables permettent aux élèves en situation de handicap d’être accompagnés dans le
cadre de leur scolarité et de pouvoir évoluer avec leurs camarades au sein d’un établissement scolaire. Leurs
conditions de travail sont marquées par plusieurs difficultés : temps de travail souvent incomplet, entraînant des
rémunérations modestes ; salaire proche du SMIC, malgré des missions exigeantes et une forte responsabilité ;
précarité de l’emploi, notamment en début de carrière ; multiplicité des lieux d’intervention ; manque de
reconnaissance statutaire et perspectives d’évolution limitées et formation initiale et continue jugée insuffisante au
regard des besoins spécifiques des élèves accompagnés. L’école inclusive constitue un engagement fort de la
République et un droit fondamental pour les élèves en situation de handicap. Pourtant, sur le terrain, cet objectif
se heurte à une réalité préoccupante : un nombre encore trop important d’élèves ne bénéficie pas de
l’accompagnement par un AESH pourtant reconnu comme nécessaire. Chaque année, les notifications
d’accompagnement délivrées par les MDPH augmentent, traduisant à la fois une meilleure identification des
besoins et une volonté accrue d’inclusion. Toutefois, les créations de postes d’AESH ne permettent pas de
répondre pleinement à ces besoins, conduisant à des situations de mutualisation contrainte, de réduction du temps
d’accompagnement, voire d’absence totale d’AESH malgré une décision officielle. Ces conditions fragilisent la
continuité de l’accompagnement et pèsent directement sur la réussite scolaire des élèves concernés, ainsi que sur les
conditions de travail des équipes éducatives. Dans ce contexte, de nombreuses familles se trouvent démunies face à
l’écart entre les droits reconnus à leur enfant et leur mise en œuvre effective. Il apparaît indispensable que
l’ambition affichée en matière d’école inclusive soit accompagnée de moyens à la hauteur des besoins, tant en
matière de postes que d’amélioration des conditions d’emploi des AESH. Aussi, elle souhaite connaître les mesures
que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de garantir un accompagnement effectif et pérenne des élèves
en situation de handicap.
Personnes handicapées
Difficultés de mise en œuvre de l’école inclusive liées au manque d’AESH
12472. − 27 janvier 2026. − M. Jean-Louis Thiériot alerte M. le ministre de l’éducation nationale sur les
difficultés concrètes de mise en œuvre de l’école inclusive, en particulier dans le département de la Seine-et-Marne,
du fait du manque d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Dans de nombreux
établissements, des élèves disposant d’une notification d’accompagnement individuel se voient accompagnés
par des AESH mutualisés, affectés à plusieurs élèves, en contradiction avec les besoins identifiés. Cette situation
nuit à la qualité de l’accompagnement des élèves concernés et complique le travail des enseignants, avec des
conséquences sur les conditions d’apprentissage de l’ensemble des élèves. Si l’école inclusive est un bel idéal à
soutenir, elle devient un alibi hypocrite lorsque les moyens d’accompagnement ne suivent pas. Ce sont les jeunes
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