A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
pendant leur temps de lecture, une activité la plupart du temps liée aux écrans. Dans ce contexte, elle lui demande
s’il peut préciser sa vision prospective quant à l’évolution du niveau de lecture, des capacités de compréhension des
textes et des modalités d’apprentissage des savoirs chez les jeunes générations. Elle lui demande également quelles
orientations pédagogiques, quels outils et quelles politiques publiques sont envisagés afin de garantir, à long terme,
la maîtrise de la lecture comme compétence fondamentale, condition essentielle de la réussite scolaire, de l’esprit
critique et de l’égalité des chances.
Enseignement
Développer davantage l’enseignement des langues régionales
12411. − 27 janvier 2026. − Mme Lise Magnier attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur
la nécessité d’un engagement concret en faveur des langues régionales. La protection des langues régionales est
reconnue dans la Constitution à travers son article 75-1. Ainsi, leur préservation passe par leur enseignement,
offrant la possibilité de maintenir la diversité linguistique, la cohésion locale tout en essayant d’apporter une
ouverture culturelle aux jeunes générations. En 2008, la réforme constitutionnelle a modifié l’article 75-1 en
indiquant l’appartenance des langues régionales au patrimoine de la France, même si cette précision ne lève pas
l’obstacle constitutionnel empêchant la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaire
datant du 7 mai 1999. Plusieurs dispositifs existent aujourd’hui offrant la possibilité de reconnaître et transmettre
les langues régionales comme l’enseignement dans le cadre des horaires scolaires. Cependant, leur enseignement se
réduit progressivement, posant la question de l’enjeu culturel et citoyen que constituerait leur disparition. Aussi,
elle lui demande les moyens qu’il compte mettre en œuvre pour développer davantage l’enseignement des langues
régionales.
4. Questions écrites
Enseignement
Effectivité de l’enseignement moral et civique
12412. − 27 janvier 2026. − Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de M. le ministre de l’éducation
nationale sur le programme scolaire d’éducation morale et civique (EMC), introduit par la loi du 8 juillet 2013 et
dispensé depuis la rentrée scolaire de 2015 dans l’ensemble des établissements scolaires, de la classe préparatoire à
la terminale. Conformément à l’article L. 121-1 du code de l’éducation, les écoles, collèges et lycées concourent à
l’éducation à la responsabilité civique, notamment dans l’usage d’internet et des services de communication au
public en ligne. À ce titre, l’EMC s’inscrit pleinement dans la mission de transmission des valeurs républicaines
confiée au service public de l’enseignement. Compte tenu de l’impact croissant du numérique et des algorithmes
sur la formation de l’opinion, en particulier chez les plus jeunes, il apparaît indispensable que l’EMC intègre
pleinement l’éducation aux médias et à l’information comme un axe structurant. Une sensibilisation renforcée des
élèves aux mécanismes du numérique et à leurs dérives potentielles semble nécessaire. Un encadrement
pédagogique favorisant un usage éclairé et responsable d’internet et des réseaux sociaux serait aussi de nature à
renforcer judicieusement l’efficacité de ces enseignements. Par ailleurs, l’enseignement moral et civique gagnerait à
s’appuyer davantage sur des projets concrets et expérientiels, tels que des visites institutionnelles, des simulations
démocratiques ou des projets citoyens locaux, menés en partenariat avec les établissement scolaires et les
collectivités territoriales. Enfin, de nombreux enseignants et organisations syndicales soulignent un regrettable
manque de formation initiale et continue. Un renforcement substantiel de la formation des enseignants,
notamment sur la gestion du débat en classe, la laïcité et l’éducation aux médias, ainsi que l’intégration d’un
module obligatoire d’EMC au sein des INSPE, apparaîtrait nécessaire. En somme, elle lui demande si le
Gouvernement entend engager une réflexion visant à renforcer le rôle et la place de l’enseignement moral et
civique, tant dans ses contenus que dans la formation des enseignants chargés de le dispenser.
Enseignement maternel et primaire
Contradiction entre le recours intensif à Pronote et la surexposition aux écrans
12413. − 27 janvier 2026. − M. Jean-Louis Thiériot attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale
sur la contradiction croissante entre les politiques publiques de prévention de la surexposition des enfants aux
écrans et l’organisation concrète de la scolarité, largement structurée autour d’outils numériques, au premier rang
desquels la plateforme Pronote. Cette numérisation généralisée place les familles dans une situation paradoxale :
comment inciter les enfants à réduire leur temps d’écran lorsque l’accès même à la scolarité, à l’information
scolaire et à l’organisation du travail personnel suppose une connexion quotidienne à une plateforme numérique ?
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