A SSEMBLÉE NATIONALE 27 JANVIER 2026 les propriétaires. Toutefois, à ce jour, un seul des quatre textes réglementaires prévus par la loi a été publié, ce qui limite fortement sa portée et empêche sa pleine application sur le terrain. Ce retard est d’autant plus incompréhensible que la loi a été adoptée afin de répondre à une urgence largement partagée par les élus locaux et les citoyens, confrontés à des situations humaines, juridiques et financières particulièrement lourdes. Mme la députée souhaite rappeler que cette réforme constitue une avancée importante pour les propriétaires victimes d’occupations illégales, lesquels se sentent trop souvent démunis face à des procédures longues et complexes. L’absence de décrets prive aujourd’hui les préfets, les forces de l’ordre et les collectivités des outils nécessaires pour agir efficacement et rapidement, alors même que les attentes sur le terrain sont très fortes. Dans l’attente de la publication de ces textes, Mme la députée souhaite souligner l’importance que les décrets précisent clairement les modalités d’intervention de l’autorité administrative, les délais applicables, ainsi que les conditions de mise en œuvre des procédures prévues par la loi, afin de garantir une application homogène sur l’ensemble du territoire. Ainsi, elle souhaite savoir à quelle échéance le Gouvernement entend publier l’ensemble des décrets d’application de la loi du 27 juillet 2023, si les situations d’occupation illégale actuellement rencontrées par de nombreux propriétaires entrent bien dans le champ des textes encore manquants et quelles mesures sont envisagées pour assurer l’effectivité rapide de cette loi votée par le Parlement. 4. Questions écrites Retraites : généralités Bonification de la retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires 12503. − 27 janvier 2026. − Mme Audrey Abadie-Amiel attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la publication du décret d’application de l’article 24 de la loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, relatif à la bonification de trimestres de retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires. Cet article, qui accorde au titre de la solidarité nationale des trimestres supplémentaires aux assurés justifiant d’au moins dix années d’engagement en qualité de sapeur-pompier volontaire (SPV), a été adopté par la représentation nationale en 2023. Toutefois, près de trois ans après ce vote, le décret permettant son application n’a toujours pas été publié, privant ainsi les intéressés d’un droit légalement reconnu et portant atteinte au principe d’effectivité de la loi. En novembre 2023, l’ancien ministre de l’intérieur s’était engagé à publier ce décret avant le 31 décembre 2023. Depuis, plusieurs projets de texte ont circulé : un premier projet en 2024 limitant la mesure aux SPV ne disposant pas de tous leurs trimestres de cotisation, excluant de fait la très grande majorité des 197 800 volontaires conciliant engagement et activité professionnelle ; un second projet, annoncé le 10 octobre 2025 par M. le Premier ministre, prévoyant l’attribution d’un trimestre après quinze ans de service, puis d’un trimestre supplémentaire tous les cinq ans, dans la limite de trois trimestres. Or ces orientations s’écartent significativement de la volonté du législateur exprimée en 2023, qui prévoyait une bonification de trois trimestres dès dix années de service, puis un trimestre supplémentaire pour chaque période de cinq années supplémentaires, permettant par exemple à un SPV engagé depuis 40 ans de bénéficier de neuf trimestres de majoration et non trois. Les sapeurs-pompiers volontaires, qui constituent le socle du modèle ariègeois de sécurité civile et assurent quotidiennement secours, assistance, prévention et formation, attendent légitimement que la reconnaissance votée par le Parlement leur soit effectivement accordée. Elle lui demande donc quelles sont précisément les dispositions retenues dans le décret actuellement examiné, si celui-ci respectera l’esprit et la lettre de la loi votée par la représentation nationale, à quelle date sa publication interviendra enfin et, plus largement, quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir une reconnaissance à la hauteur de l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires et conforme à la volonté clairement exprimée du législateur en 2023. Sécurité des biens et des personnes Contrôle et règlementation des boîtes de nuit clandestines 12513. − 27 janvier 2026. − M. Robert Le Bourgeois attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le contrôle des établissements recevant, sans autorisation, du public la nuit, comme certaines boîtes de nuits ou bars dansants. Le drame récent qui a concerné la commune suisse de Crans-Montana a en effet réveillé des souvenirs douloureux dans le département de Seine-Maritime, endeuillé par l’incendie du Cuba Libre en août 2016 à Rouen. Si la législation française avait largement évolué à la suite du drame du « 5-7 » en 1970, celui du Cuba Libre aurait dû pousser à augmenter drastiquement les contrôles et à faire évoluer la règlementation, notamment concernant la catégorisation (4 ou 5) de ces établissements : le Cuba Libre était en effet déclaré comme un établissement de catégorie 5 pour ses activités de bar-restaurant en rez-de-chaussée alors qu’il accueillait également, en sous-sol, des activités nocturnes et dansantes (catégorie 4), non-déclarées. Les nombreuses plaintes du voisinage, notamment pour nuisances sonores, auraient pourtant dû permettre d’identifier cette activité clandestine, de 559

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