A SSEMBLÉE NATIONALE 27 JANVIER 2026 bénéficient pas d’une reconnaissance explicite en tant que handicaps à part entière, étant encore trop souvent considérés comme des symptômes découlant d’un autre handicap. Cette situation rend particulièrement difficile l’accès aux droits sociaux comme l’allocation aux adultes handicapés (AAH), aux dispositifs de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), ainsi qu’aux prises en charge par l’assurance maladie. L’absence de codification spécifique complique également l’accès aux dispositifs d’affections de longue durée (ALD) et aux indemnisations. Par ailleurs, l’offre de soins demeure très insuffisante, en raison du faible nombre de professionnels formés à ces pathologies, alors même qu’il n’existe à ce jour aucun traitement curatif et que les approches de réhabilitation nécessitent un accompagnement médical et psychologique adapté et long. Les conséquences professionnelles sont importantes, allant de la perte d’emploi à l’impossibilité de maintien dans l’activité faute d’aménagements adaptés, notamment en matière de télétravail ou de reconversion professionnelle. Face à l’augmentation des troubles auditifs, largement documentée par les autorités sanitaires internationales et à l’exposition accrue des jeunes aux risques auditifs, ces pathologies constituent un enjeu de santé publique majeur, mais insuffisamment pris en compte. M. le député demande donc à Mme la ministre si le Gouvernement envisage de reconnaître explicitement l’hyperacousie et les acouphènes comme des handicaps à part entière, ouvrant droit à une prise en charge adaptée. Il souhaite également savoir quelles actions le Gouvernement entend mettre en place pour agir en amont par la sensibilisation et la prévention, notamment à destination des jeunes, public le plus à risque. 4. Questions écrites Médecines alternatives Pratiques médicales ésotériques dans le sport et protection les mineurs 12463. − 27 janvier 2026. − M. Alexandre Allegret-Pilot alerte Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur la diffusion croissante de pratiques dites « alternatives » ou ésotériques au sein de structures sportives reconnues, y compris auprès de sportifs mineurs, et sur les risques sanitaires majeurs qui peuvent en découler. Il est porté à la connaissance de M. le député qu’une kinésithérapeute exerçant au sein de l’encadrement médical d’une fédération sportive et présentée comme « référente médicale » revendique publiquement l’usage de pratiques non reconnues par la médecine ni par aucune instance universitaire ou ordinale. Cette pratiquante se prévaut notamment de formations et de « diplômes » dépourvus de toute reconnaissance officielle, présentés comme de nouveaux « outils de travail ». Or les pratiques ésotériques peuvent ne pas être sans conséquences lorsqu’elles se substituent aux soins médicaux. Une sportive de haut niveau a ainsi été suivie par cette référente médicale. Malgré des douleurs lombaires sévères et l’indication médicale claire d’un examen d’imagerie, les recommandations formulées auraient conduit à retarder une prise en charge adaptée. L’évolution clinique a finalement révélé une hernie discale compliquée d’un syndrome de la queue de cheval, ayant nécessité une hospitalisation en urgence. Plusieurs professionnels hospitaliers ont souligné le caractère évitable de cette aggravation au regard d’une prise en charge médicale conforme aux données acquises de la science. Au-delà de ce cas individuel, cette situation soulève de sérieuses interrogations quant à l’usage de pratiques ésotériques ou pseudo-thérapeutiques par des professionnels de santé investis de missions fédérales, a fortiori auprès de sportifs mineurs, au cadre de désignation et de contrôle des « référents médicaux » des fédérations sportives nationales, ainsi qu’aux risques sanitaires et aux coûts évitables induits pour l’assurance maladie en cas de retards ou d’erreurs de prise en charge. Dans ce contexte, il souhaite savoir comment le Gouvernement entend garantir que les pratiques dites « alternatives« ne se substituent jamais aux soins fondés sur des données scientifiques validées et demeurent, le cas échéant, strictement encadrées et complémentaires ; quels mécanismes de contrôle existent ou seront renforcés concernant les professionnels présentés comme « référents médicaux » par les fédérations sportives ; quelles garanties spécifiques sont prévues pour la protection des sportifs mineurs ; enfin, si une réflexion est engagée sur l’impact financier pour l’assurance maladie des dérives liées aux pseudo-sciences en matière de santé, lorsque ces dernières se substituent ou contrarient les soins reconnus. Personnes handicapées Attribution nominative des places de stationnement pour les PMR 12470. − 27 janvier 2026. − M. Julien Dive attire l’attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur la question de l’attribution nominative des places de stationnement réservées aux personnes en situation de handicap (PMR). Actuellement, les places PMR sont accessibles à toute personne détentrice d’une carte mobilité inclusion (CMI) stationnement, quel que soit le lieu. Or, dans certaines communes, notamment en zone urbaine dense, les bénéficiaires de ces cartes se retrouvent en concurrence pour l’accès à des places en nombre restreint y compris devant leur propre domicile. Les personnes en situation de 577

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