A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
des certificats d’immatriculation lors de contrôles ou de reventes ; perte de confiance dans le marché de
l’automobile, en particulier de l’occasion. Ces dérives font peser un risque direct sur la sécurité routière, en
permettant la circulation de véhicules difficilement traçables, pouvant échapper aux contrôles et aux sanctions. Par
ailleurs, il a été indiqué, dans une réponse à la question écrite no 3079 de Mme la députée Françoise Buffet, que
près de 85 % des immatriculations sont réalisées par les 33 000 professionnels habilités. Une grande partie d’entre
eux sont des entreprises de proximité, aujourd’hui exposées à des réseaux criminels structurés, sans disposer des
moyens techniques équivalents pour se protéger. La Fédération nationale de l’automobile (FNA) souligne la
réactivité exemplaire des professionnels victimes, qui déposent plainte sans délai et alertent les préfectures,
l’Agence nationale des titres sécurisés et les services compétents. Toutefois, l’accompagnement des services de
l’État apparaît très hétérogène selon les territoires. Dans ce contexte, elle souhaiterait savoir quelles mesures
immédiates de sécurisation du SIV le Gouvernement entend mettre en œuvre avant le déploiement complet du
SIV 2 ; si des dispositifs d’alerte et de blocage automatiques en cas d’anomalies massives sont envisagés à court
terme ; comment l’État entend sécuriser juridiquement les certificats d’immatriculation émis afin de protéger les
consommateurs de bonne foi ; quelles consignes nationales seront données aux préfectures pour garantir un
accompagnement homogène et effectif des professionnels victimes et enfin, quelles mesures seront prises pour
préserver la confiance dans le SIV, dont le bon fonctionnement conditionne à la fois la sécurité routière et
l’efficacité de l’action publique.
4. Questions écrites
Automobiles
Défaillances du système d’immatriculation des véhicules
12382. − 27 janvier 2026. − M. Daniel Grenon appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les graves
défaillances de sécurisation du système d’immatriculation des véhicules (SIV), placé sous l’autorité de l’État, et les
conséquences inacceptables qu’elles font peser sur les professionnels de l’automobile et les consommateurs. Le SIV
repose sur l’intervention de professionnels habilités, qui agissent pour le compte de l’État auprès des usagers. Or,
depuis plusieurs mois, ces professionnels sont la cible d’attaques informatiques de grande ampleur, fondées sur des
techniques d’hameçonnage et d’usurpation d’identités administratives, permettant à des tiers de procéder à des
immatriculations frauduleuses à grande échelle. Ces fraudes révèlent des failles structurelles du téléservice, relevant
de sa conception et de sa gouvernance, et ne sauraient en aucun cas être imputées aux garages victimes. Pourtant,
ce sont bien ces artisans et chefs d’entreprise qui subissent aujourd’hui les conséquences de ces défaillances :
suspension brutale de leurs habilitations, absence d’accompagnement des services de l’État, contrôles
administratifs multiples et, surtout, émission de créances fiscales indues pouvant atteindre plusieurs centaines
de milliers d’euros, alors même qu’ils sont victimes d’actes frauduleux qu’ils n’ont ni commis ni rendus possibles.
Au-delà de l’injustice faite aux professionnels, ces dysfonctionnements mettent gravement en danger les
consommateurs, en remettant en circulation des véhicules dont la chaîne de propriété est rendue incertaine, en
exposant les usagers à des risques d’infractions, de litiges ou de contestation ultérieure de leurs certificats
d’immatriculation et en fragilisant la confiance dans le marché du véhicule d’occasion. Alors qu’une refonte du
système, dite « SIV 2 », est annoncée avec un déploiement prévu entre 2026 et 2028, aucune garantie claire n’est à
ce jour apportée quant à la mise en place effective de mesures de sécurisation élémentaires, telles que la double
authentification des accès, la détection automatique d’anomalies de volume, le blocage immédiat des comptes en
cas de suspicion de fraude ou encore la possibilité pour les professionnels de restreindre eux-mêmes les plages
horaires d’accès à leur compte. Pour toutes ces raisons, il lui demande quelles mesures immédiates le
Gouvernement entend prendre pour sécuriser le Système d’immatriculation des véhicules, mettre fin à la mise à la
charge des professionnels victimes des taxes issues de fraudes et protéger les consommateurs.
Automobiles
Fraudes au système d’immatriculation des véhicules (SIV)
12383. − 27 janvier 2026. − Mme Michèle Tabarot interroge M. le ministre de l’intérieur sur la recrudescence
des fraudes affectant le système d’immatriculation des véhicules (SIV). Le SIV, pilier de la politique de
dématérialisation des immatriculations, repose sur l’intervention de 33 000 professionnels habilités, dont une
grande partie sont des entreprises de proximité. Depuis plusieurs mois, la Fédération nationale de l’automobile
(FNA) constate une multiplication d’attaques informatiques ciblant les accès SIV, reposant sur des techniques
d’hameçonnage sophistiquées et l’usurpation d’identités administratives. Ces intrusions permettent à des tiers
malveillants de réaliser des immatriculations frauduleuses à grande échelle. Les conséquences pour les garages
victimes sont lourdes : mise en cause de leur responsabilité, suspension de leur habilitation, contentieux multiples
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