A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
Personnes handicapées
Situation des AESH et conséquences de la mise en œuvre des PIAL renforcés
12478. − 27 janvier 2026. − Mme Marie Mesmeur alerte M. le ministre de l’éducation nationale sur la pénurie
persistante de personnels accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) à l’échelle nationale, qui
fragilise durablement les conditions d’accompagnement des élèves en situation de handicap. Lors du débat
budgétaire consacré à l’enseignement scolaire, le 4 novembre 2025, Mme la députée avait en particulier alerté le
Gouvernement sur la situation très préoccupante du département d’Ille-et-Vilaine, où vingt-cinq AESH ont été
licenciés à la suite de leur refus d’un élargissement important de leurs périmètres d’interventions dans les écoles
dans le cadre de la mise en œuvre des PIAL renforcés. Ces évolutions, dont l’impact sur les conditions de travail et
la stabilité professionnelle des agents est majeur, ont suscité une vive inquiétude parmi les personnels concernés et
les organisations syndicales. À cette occasion, M. le ministre avait indiqué qu’un réexamen attentif de ces
situations serait engagé. Deux mois après cet engagement, Mme la députée souhaite connaître les suites données à
ce réexamen. Elle l’interroge notamment sur l’état d’avancement de l’instruction des dossiers des AESH licenciés,
sur les modalités retenues pour ce réexamen et, le cas échéant, sur les mesures envisagées afin de sécuriser les
conditions d’emploi et d’exercice des missions des AESH dans le cadre des PIAL renforcés.
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, RECHERCHE ET ESPACE
Questions demeurées sans réponse plus de trois mois après leur publication et dont les auteurs
renouvellent les termes
Nos 2364 Mme Sophie Blanc ; 2515 Mme Florence Goulet ; 4851 Mme Christine Pirès Beaune.
4. Questions écrites
Enseignement supérieur
Rupture d’égalité indemnitaire subie par les enseignants du second degré
12417. − 27 janvier 2026. − M. Emmanuel Fernandes alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur, de la
recherche et de l’espace sur la rupture d’égalité indemnitaire subie par les enseignants du second degré affectés
dans l’enseignement supérieur (ESAS). Ces personnels, qu’ils soient professeurs agrégés, professeurs certifiés ou
encore professeurs d’EPS, assurent près de la moitié des enseignements de premier cycle à l’université et dans les
grandes écoles, avec une obligation de service (384 h équivalent TD) double de celle des enseignants-chercheurs.
Pourtant, et de manière incompréhensible, ces enseignants demeurent exclus du régime indemnitaire des
personnels enseignants et chercheurs (RIPEC) mis en place en 2021. Parallèlement, leur affectation dans le
supérieur les prive des revalorisations indemnitaires récentes accordées par le ministère de l’éducation nationale
lors de la revalorisation des professeurs avec les mesures du socle et du pacte. Cette situation crée un décrochage
salarial injustifié et une crise d’attractivité pour ces postes indispensables au fonctionnement des établissements.
Cela est particulièrement vrai dans les IUT, dans les INSA et plus généralement dans les universités. En effet,
depuis que la loi de 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) a transféré la gestion du
personnel et de la masse salariale aux établissements, le nombre de titulaires n’a fait que diminuer faute d’une
subvention pour charges de service public à la hauteur des besoins. Cette asphyxie budgétaire empêche aujourd’hui
les établissements de corriger eux-mêmes les inégalités salariales. Au Sénat, lors de l’examen du PLF 2026, des
amendements visant à leur intégration dans ce régime ont recueilli un large soutien transpartisan, échouant de peu
à être voté. Il conviendrait donc de se pencher urgemment sur ce point, au risque de dégrader encore davantage
l’attractivité des métiers de l’enseignement supérieur. M. le député souhaite donc savoir ce que le Gouvernement
entend mettre en place pour mettre fin à cette discrimination de fait incompréhensible. Il souhaite par ailleurs
savoir s’il compte intégrer les ESAS au bénéfice du RIPEC (composantes statutaires et fonctionnelles) dès la
rentrée 2026 et les moyens budgétaires qui seront alloués pour garantir l’équité de traitement indispensable au sein
de la communauté universitaire.
Enseignement supérieur
Situation financière des universités
12418. − 27 janvier 2026. − Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement
supérieur, de la recherche et de l’espace sur les conséquences du projet de loi de finances pour 2026 sur la
situation financière des universités et, plus largement, sur la capacité du service public de l’enseignement supérieur
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