A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
Patrimoine culturel
Cafés et bistrots : un patrimoine à sauvegarder
12469. − 27 janvier 2026. − Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de la culture sur la nécessité
de renforcer la protection des cafés et bistrots français en tant que lieux emblématiques du patrimoine national.
Véritables institutions de la vie quotidienne, les cafés et bistrots constituent depuis plusieurs siècles des espaces de
sociabilité essentiels. Ils sont des lieux de rencontre intergénérationnelle, de débat citoyen, de création artistique et
intellectuelle, mais aussi de transmission de pratiques culturelles et sociales profondément ancrées dans l’histoire
française. À l’instar du repas gastronomique des Français, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité
par l’UNESCO, les usages sociaux liés aux cafés et bistrots participent pleinement de l’identité culturelle du pays.
Or ces établissements sont aujourd’hui fragilisés par des mutations économiques, par l’évolution des modes de
consommation, la hausse des charges et la désertification de certains territoires, en particulier ruraux. Leur
disparition progressive entraîne une perte irréversible de liens sociaux et d’espaces de convivialité, pourtant
essentiels à la cohésion sociale et à la vitalité démocratique du pays. Dans ce contexte, elle souhaiterait savoir
quelles mesures le Gouvernement envisage afin de reconnaître, préserver et valoriser les cafés et bistrots français
comme éléments du patrimoine culturel, notamment au titre du patrimoine immatériel et si une réflexion est
engagée en vue de leur inscription dans une démarche de protection ou de labellisation nationale, voire
internationale.
4. Questions écrites
Presse et livres
Impact de la hausse des tarifs postaux sur la presse agricole et rurale
12493. − 27 janvier 2026. − Mme Émilie Bonnivard attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la
situation préoccupante de la presse agricole et rurale, et plus largement de la presse de proximité, face à l’évolution
annoncée des conditions de distribution postale. En effet, le Syndicat national de la presse agricole et rurale
(SNPAR), qui rassemble depuis plus de 80 ans les éditeurs de presse agricole, rurale et cynégétique, alerte sur deux
difficultés majeures : d’une part, le projet de La Poste d’augmenter les tarifs postaux applicables à la presse de 7 %
au 1er janvier 2026, alors même que le protocole État-Presse-Poste en vigueur prévoit une hausse plafonnée à 2 %
et court jusqu’au 31 décembre 2026 ; d’autre part, la dégradation persistante de la qualité de distribution de la
presse hebdomadaire agricole dans de nombreux territoires. Ces dysfonctionnements se traduisent par des retards
de livraison parfois de plusieurs jours, entraînant des pertes d’abonnés, une augmentation des coûts de gestion des
réclamations pour les éditeurs et des préjudices financiers liés à l’inefficacité des campagnes publicitaires. Cette
situation fragilise gravement l’équilibre économique de titres déjà fortement dépendants de la fiabilité logistique,
en raison de leur ancrage territorial et de leur modèle fondé sur l’abonnement. La presse agricole et rurale joue
pourtant un rôle essentiel en matière d’information de proximité, de transmission des savoirs, d’accompagnement
des transitions agricoles et de vitalité démocratique locale, en particulier dans les zones rurales. C’est pourquoi elle
lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin, d’une part, de garantir le respect des
engagements pris dans le cadre du protocole État-Presse-Poste, notamment en matière d’évolution tarifaire, et,
d’autre part, d’assurer une amélioration effective et durable de la qualité et des délais de distribution postale de la
presse des territoires.
Propriété intellectuelle
Impact de l’intelligence artificielle sur les métiers de la culture
12502. − 27 janvier 2026. − Mme Géraldine Bannier appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur
l’impact de l’intelligence artificielle sur les emplois, notamment artistiques. La société est entrée dans une nouvelle
ère, celle de l’intelligence artificielle. Et si l’on n’y prend pas garde, il ne sera plus possible de stopper ses effets
délétères : l’avancée technologique promise n’est pas seulement porteuse de progrès ; elle est factrice de
déstabilisation dans de nombreux secteurs économiques. De fait, les alertes fusent, nombreuses, sur l’impact de
l’intelligence artificielle sur l’emploi : les algorithmes sont déjà à même de remplacer de nombreux salariés et cette
tendance ne peut qu’augmenter. Janine Berg, économiste à l’OIT, estime que 75 millions d’emplois dans le
monde pourraient être automatisés. Il s’agit d’un véritable changement de paradigme auquel il faut se préparer. Les
effets sont concrets, comme le montrent les récentes suppressions d’emplois chez Capgemini. Mme la députée
attire particulièrement l’attention de Mme la ministre sur le risque que l’IA fait courir aux métiers artistiques, de
création et d’intelligence humaines. Écrire ou traduire un livre, composer une musique, peindre un tableau, mettre
en scène une pièce de théâtre, doubler une voix étaient jusque-là l’apanage du cerveau humain. Or les œuvres
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