A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
pourraient être engagées avec les fabricants de pneumatiques et de systèmes de freinage pour réduire les pollutions
concernées. Il souhaite également connaître le processus actuel de mesure, d’alerte et de signalement de la part des
services de l’État et des autorités sanitaires nationales et européennes en cas de détection de polluants aquatiques.
4. Questions écrites
Produits dangereux
Préoccupations concernant le projet EMTA à Guitrancourt
12494. − 27 janvier 2026. − M. Benjamin Lucas-Lundy interroge Mme la ministre de la transition écologique,
de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature sur la demande d’autorisation
environnementale concernant l’installation de stockage de déchets dangereux (ISDD) exploitée par EMTA, située
à Guitrancourt. Ce projet concerne une installation classée pour la protection de l’environnement, destinée à
accueillir des déchets dangereux issus d’activités industrielles, dont la gestion présente des risques importants pour
l’environnement et la santé humaine. Le site est notamment situé dans un secteur identifié comme zone de
vulnérabilité de la ressource en eau (« CVO2 »), à proximité de captages d’eau potable, ce qui renforce les enjeux
liés à la prévention des pollutions des sols, de l’eau et de l’air. De telles installations peuvent également constituer
un danger pour la santé des populations riveraines et générer différentes nuisances, notamment olfactives et
auditives, ainsi que des impacts sur le cadre de vie et la valeur du foncier. Il est en outre implanté dans le périmètre
du parc naturel régional du Vexin français et en lien avec une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et
floristique (ZNIEFF), ce qui renforce encore les enjeux environnementaux du projet. L’installation accueille déjà
environ 720 000 tonnes de déchets par an, dont 200 000 tonnes de déchets dangereux en moyenne, pouvant
atteindre 300 000 tonnes par an selon les seuils demandés. Le projet prévoit la création d’une unité de stabilisation
de déchets dangereux d’une capacité maximale de 50 000 tonnes par an, entraînant le classement du site en Seveso
seuil haut par règle de cumul. La demande prévoit une exploitation du site jusqu’en 2040. Toutefois, à la lecture
du dossier soumis à l’enquête publique, les moyens techniques essentiels à la prévention de ces risques, en
particulier l’unité de stabilisation, ne sont décrits que pour une durée limitée d’environ trois ans (2026-2029).
Aucune solution précise n’est clairement présentée pour la suite, alors même que la maîtrise de ces risques devrait
être pensée et garantie dès aujourd’hui sur l’ensemble de la période demandée. Par ailleurs, l’Agence régionale de
santé d’Île-de-France a émis un avis réservé sur ce projet, en soulignant notamment la nécessité de renforcer les
garanties concernant la protection de la ressource en eau et de solliciter l’avis d’un hydrogéologue agréé. De son
côté, l’Autorité environnementale a relevé plusieurs insuffisances dans la justification du caractère temporaire de
l’unité de stabilisation et a formulé des recommandations sur le suivi des eaux, les nuisances et l’information du
public. Il l’interroge sur sa position à ce sujet.
TRANSPORTS
Personnes handicapées
Maintien des droits tarifaires pour les personnes en situation de handicap
12473. − 27 janvier 2026. − Mme Constance de Pélichy interroge M. le ministre des transports sur le maintien
des droits tarifaires accordés aux personnes en situation de handicap dans le cadre de l’ouverture à la concurrence
du transport ferroviaire. L’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs, combinée à la
régionalisation des politiques tarifaires, soulève de vives inquiétudes quant à la pérennité des réductions accordées
aux titulaires de cartes d’invalidité, civiles comme militaires, ainsi qu’à leurs accompagnants. Ces dispositifs
constituent un levier essentiel d’égalité d’accès à la mobilité et à l’autonomie. Or l’arrivée de nouveaux opérateurs
ferroviaires fait craindre une hétérogénéité des pratiques tarifaires, une perte de lisibilité pour les usagers et,
potentiellement, une remise en cause de droits existants. Elle lui demande donc quelles garanties l’État entend
apporter afin d’assurer le maintien effectif, lisible et homogène de ces avantages tarifaires sur l’ensemble du
territoire national, quels que soient les opérateurs ferroviaires, et comment seront prises en compte les spécificités
des personnes à mobilité réduite dans les nouveaux systèmes de distribution des titres de transport.
Transports aériens
Survie des aéroclubs franciliens
12524. − 27 janvier 2026. − M. Max Mathiasin appelle l’attention de M. le ministre des transports sur la survie
des 65 aéroclubs d’Île-de-France. Les aéroclubs, associations sans but lucratif, structurent l’aviation de loisirs et
forment les pilotes de demain, contribuant à faire de la France un leader mondial de l’aéronautique. Comme l’a
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