1. Questions écrites
SÉNAT
11 MAI 2023
chaque type de centrale concernée, qui semble correspondre à un rendement maximal permanent. Elle souhaite
donc connaître l’étude d’impact environnemental qui aurait accrédité, sur la base de mesures sur le terrain, la
réalité des émissions théoriquement évitées par les énergies renouvelables électriques.
Rénovation énergétique des logements dans les territoires ruraux
6678. − 11 mai 2023. − M. Bruno Rojouan attire l’attention de Mme la ministre de la transition énergétique sur
le déséquilibre économique des rénovations énergétiques entre les propriétaires de logements situés dans des zones
rurales et ceux dont les biens sont localisés dans les territoires urbains. Dès 2023, la loi no 2021-1104 du
22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets (dite
loi climat et résilience) interdit la location des logements en classe F et ceux de classe G en 2025. Ces biens, se
caractérisant comme des passoires thermiques, sont des logements à consommation d’énergie particulièrement
élevée par rapport aux besoins réels de leurs occupants et nécessitent donc des travaux pour rendre l’habitation
décente. Bien qu’elle soit louable et sans en remettre en cause le principe, cette mesure risque néanmoins d’avoir
des effets négatifs et disparates selon les territoires. En effet, s’il est économiquement envisageable pour le
propriétaire d’un logement situé dans les zones favorisées avec des loyers élevés de réaliser les travaux de mise aux
normes, dans les territoires ruraux, le niveau de vie et les loyers sont plus faibles, rendant l’équilibre financier de
l’opération beaucoup plus difficile à atteindre. Les propriétaires de ces biens pourraient repousser, voire
abandonner les travaux, ce qui entraînerait une restriction de l’offre de logement à la location, la mise en vente des
biens et une possible fuite démographique vers les grandes villes à défaut de pouvoir se loger dans le parc locatif.
Dans notre société de plus en plus exigeante en matière d’écologie et de préservation de l’environnement, il est
important de rappeler que la ruralité a également le droit de bénéficier d’un habitat écologique et rénové. Ainsi, il
souhaite savoir comment le Gouvernement prévoit d’aider et inciter les propriétaires de logements situés dans des
zones rurales à effectuer ces travaux de rénovation énergétique.
TRANSITION NUMÉRIQUE ET TÉLÉCOMMUNICATIONS
Mutualisation et pouvoirs des maires
6701. − 11 mai 2023. − M. Philippe Bonnecarrère attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre
de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de la transition numérique et
des télécommunications sur la mutualisation des antennes relais. Sous le régime antérieur à la loi no 2021-1485 du
15 novembre 2021 visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique en France, les opérateurs de
téléphonie avaient l’obligation de « privilégier toute solution de partage avec un site ou un pylône existant ». Ceci
était un élément favorable quant à l’acceptabilité sociale des implantations, sujet qui reste toujours délicat sur nos
territoires. Cette obligation a été modifiée par le nouvel article L.34-9-1 du code des postes et communications
issues de la loi de 2021. Il existe des possibilités pour les maires de demander aux opérateurs de justifier de leurs
choix afin d’expliquer les raisons pour lesquelles ils n’auraient pas retenu la mutualisation mais ceci ne concerne
que les zones dites à faible densité d’habitation. Ce souhait est a priori assez curieux alors que les contestations sont
encore plus vives dans les secteurs péri-urbains ou dans les secteurs urbains eux-mêmes. Plus généralement, il y a
une rationalité économique à mutualiser comme d’autre part une logique dite d’acceptabilité sociale en partant de
l’idée de bon sens qu’une antenne est plus facilement acceptable que deux ou trois. Il lui est donc demandé de
préciser d’une part les pouvoirs dont disposent les maires sur ce sujet de la mutualisation et d’autre part, quelles
sont les évolutions qui pourraient être envisagées afin de privilégier cette mutualisation, tant en secteur rural, qu’en
secteur péri-urbain ou urbain.
Aide à la parentalité dans le domaine numérique
6746. − 11 mai 2023. − Mme Else Joseph appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de
l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de la transition numérique et
des télécommunications sur l’absence de politique globale dans le domaine numérique à l’égard des familles.
L’aide à la parentalité dans ce domaine est absente et les initiatives restent trop ponctuelles et parcellaires et surtout
d’origine parlementaire. Pourtant, les familles sont de plus en plus immergées dans l’univers numérique avec les
risques que cela comporte pour les enfants. Cette aide à la parentalité ne fait pas l’objet d’une politique d’ensemble
de la part de l’exécutif. Les différentes démarches d’accompagnement des parents dans le domaine numérique ont
surtout été le fait d’initiatives locales, comme on a pu le voir dans telle collectivité locale ou dans telle autorité
régionale de santé (ARS). Le problème doit cependant être appréhendé au niveau national et de manière globale.
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