1. Questions écrites
SÉNAT
11 MAI 2023
comprend cet acte mais uniquement pour les orthoptistes. Dès lors, en l’état actuel des choses, un infirmier peut
donc effectuer l’acte mais ne peut pas le facturer à l’assurance maladie. Seuls les orthoptistes sont rémunérés. Grâce
à ce rétinographe et aux infirmières du cabinet de Pierrefort, un médecin traitant fait une ordonnance au patient
pour qu’il puisse bénéficier de photographies de l’oeil dont il se plaint. L’infirmière envoie les clichés à l’oncologue
de Clermont-Ferrand qui ensuite, revient vers le médecin traitant pour lui proposer ses conclusions et lorsque c’est
nécessaire, propose un rendez-vous en urgence au patient. Pierrefort se situe à 60 kms d’Aurillac et à 130 kms de
Clermont-Ferrand. En plus d’être un gain de temps pour les patients, l’utilisation du rétinographe dans le cabinet
infirmier permet à la sécurité sociale de faire des économies car le patient ira au cabinet médical, plus proche de
son domicile, et évitera d’avoir un bon de transport pour aller à Aurillac ou à Clermont-Ferrand. Par ailleurs, la
rétinographie est utile pour tous les problèmes de l’oeil et non pas uniquement pour la rétinopathie diabétique,
notamment pour le dépistage du mélanome oculaire, la découverte d’autres pathologies du fond d’oeil ou encore la
surveillance de la maladie hypertensive. L’extension administrative de la photographie du fond d’oeil à des mains
extra praticiennes ophtamologistes et non limitée au dépistage de la rétinopathie diabétique, apporterait un
complément d’information majeur au corps médical et un soin supplémentaire à la population. Il lui demande ce
qu’il envisage de faire afin, d’une part de mettre fin à l’inégalité liée à la rémunération entre les orthoptistes et les
infirmiers qui pratiquent la rétinopathie diabétique, et d’autre part si la rétinographie peut être étendue.
Dérives de la promotion des compléments alimentaires sur les réseaux sociaux
6687. − 11 mai 2023. − M. René-Paul Savary interroge M. le ministre de la santé et de la prévention au sujet de
la restriction de la promotion des compléments alimentaires dans le cadre de la proposition de loi visant à lutter
contre les arnaques et les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux. La responsabilité de la filière des
compléments alimentaires peut être remise en cause du fait de la présence de produits frauduleux présentés sur les
réseaux sociaux. Il précise que la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des
fraudes (DGCCRF) encadre les pratiques commerciales, l’autorité européenne de sécurité des aliments doit valider
les ingrédients présents ainsi que leurs effets sur la santé, et la Commission européenne doit en autoriser la
communication. Il souhaite savoir ce que le Gouvernement compte entreprendre pour faire cesser ces pratiques
numériques qui portent atteinte à l’image de l’industrie des compléments alimentaires pourtant utiles dans le
domaine nutritionnel ou physiologique. Il s’interroge également sur la responsabilité de l’État ou des réseaux
sociaux contre les dérives thérapeutiques.
Réduction du financement des formations des maîtres de stage des universités en médecine générale
6688. − 11 mai 2023. − M. Gilbert Roger attire l’attention de M. le ministre de la santé et de la prévention sur la
question de la prise en charge par l’agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) des
formations des maîtres de stages des universités (MSU). Aujourd’hui, plus de 12 000 médecins généralistes sont
maîtres de stage en France. La maîtrise de stage est un levier majeur pour former et inciter les jeunes professionnels
à s’installer notamment dans les déserts médicaux, dont le département de la Seine-Saint-Denis est constitué à
95 %. Pourtant, depuis le début de l’année 2023, les difficultés majeures de financement des formations à la
maîtrise de stage sont inquiétantes et constituent un coup d’arrêt funeste au recrutement de nouveaux maîtres de
stage des universités nécessaires pour former les étudiants. L’agence nationale du développement professionnel
continu (ANDPC) a ainsi restreint brutalement le financement des formations à la maîtrise de stage. Sur les deux
dernières années, ce sont 50 % de maîtres de stage en moins qui ont été formés. En Seine-Saint-Denis, ce sont
actuellement 41 maîtres de stage qui ne pourront pas bénéficier de formation en 2023. Alors que la quatrième
année d’internat de médecine générale, qui va entrer en vigueur à la rentrée universitaire 2023, nécessitera un tiers
de maîtres de stage supplémentaires, les décisions prises par l’ANDPC risquent non seulement de fortement nuire
à la formation des internes et à l’investissement des médecins généraux dans ce dispositif, mais aussi de freiner les
efforts pour lutter contre la désertification médicale. Aussi il lui demande de bien vouloir lui préciser quelles
mesures le Gouvernement compte prendre pour rétablir les financements des formations des MSU.
Accès à l’aide médicale d’État
6691. − 11 mai 2023. − Mme Laurence Cohen interroge M. le ministre de la santé et de la prévention sur l’aide
médicale d’État (AME) suite à la parution d’un rapport d’enquête interassociatif, le 20 avril 2023. Suite à un
important dispositif de recueils de données, les 5 associations (Cimade, Médecins du monde, Comede, Dom’Asile,
Secours catholique 93) ont constaté un mauvais accès à l’AME. Elles dénoncent tout d’abord que seules 51 % des
personnes éligibles sont effectivement couvertes par l’AME. Les obstacles administratifs et la méconnaissance du
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