1. Questions écrites SÉNAT 4 JUIN 2026 que la prévention et la réadaptation des pathologies cardiovasculaires constituent un enjeu majeur de santé publique alors l’offre actuelle reste insuffisante. En effet, seulement 30 % des patients bénéficient d’une prise en charge adaptée pour les maladies coronaires, et encore moins pour l’insuffisance cardiaque. Les retours des comités d’évaluation sont particulièrement favorables et les recommandations de la Haute Autorité de santé publiées il y a deux ans ont pleinement intégré ces structures dans le parcours de soins. Pourtant, leur déploiement par la caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM), initialement prévu pour l’automne 2024, est désormais reporté à 2027, créant un vide organisationnel, administratif et financier pénalisant pour les initiatives locales. Dans l’attente, certains professionnels de santé recourent à la cotation DKRP003 pour assurer les séances de réadaptation cardiovasculaire. Cependant, une interprétation restrictive de ses conditions d’application par certaines caisses primaires empêche son utilisation en cabinet de cardiologie libérale, alors que les critères de sécurité sont respectés. Elle lui demande donc de bien vouloir lui clarifier les conditions d’utilisation de la cotation, de lui préciser le calendrier de déploiement des structures libérales légères de réadaptation par la CNAM et de prévoir, le cas échéant, des dispositifs transitoires pour soutenir ces initiatives locales et innovantes. Conséquences des récentes modifications du code de la santé publique et du code de déontologie des sages-femmes 8969. − 4 juin 2026. − Mme Guylène Pantel attire l’attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur les conséquences des récentes évolutions du code de la santé publique et plus particulièrement du décret no 2025-1426 du 30 décembre 2025 portant modification du code de déontologie des sages-femmes. Plusieurs professionnels hospitaliers lui ont fait part de leurs très fortes inquiétudes quant aux effets concrets de ces nouvelles dispositions réglementaires restreignant certaines modalités de prise en charge des patientes par les sages-femmes, notamment dans le cadre de délégations ou de protocoles organisationnels. Dans un département rural et faiblement doté en ressources médicales comme la Lozère, ces restrictions pourraient selon ces professionnels entraîner des difficultés majeures d’organisation des soins, compromettre la continuité et la sécurité des prises en charge gynécologiques et obstétricales et fragiliser durablement l’équilibre des unités mère-enfant. La situation apparaît particulièrement préoccupante pour les maternités réalisant un faible nombre d’accouchements annuels et ne disposant pas d’un plateau de chirurgie sur site, mais assurant néanmoins la prise en charge des urgences gynécologiques, ainsi que le suivi post-opératoire de chirurgie gynécologique. Les professionnels concernés estiment que l’application stricte des nouvelles dispositions pourrait conduire à une dégradation immédiate de l’offre de soins et à une rupture d’égalité d’accès aux soins pour les patientes des territoires ruraux. Ils soulignent également que ces évolutions réglementaires suscitent une forte incompréhension au sein de la profession de sage-femme, nombre de praticiennes considérant qu’elles ne tiennent pas suffisamment compte des réalités de terrain et des contraintes propres aux petits établissements hospitaliers. Dans ce contexte, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin de garantir la continuité et la sécurité des soins dans les petites maternités et services de gynécologie-obstétrique situés en zones rurales. Elle souhaite également savoir si des dispositifs d’adaptation, de dérogation ou d’accompagnement spécifiques pourront être envisagés pour les établissements concernés, afin de concilier le respect du cadre réglementaire avec les impératifs de permanence et d’égal accès aux soins. Intégration dans la réforme de la haute fonction publique des directeurs d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux 8974. − 4 juin 2026. − M. Philippe Mouiller attire l’attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur la situation statutaire des directeurs et directrices d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux. Les directeurs et directrices d’établissements sanitaires, sociaux et médicosociaux s’estiment exclus de la réforme de la haute fonction publique engagée depuis l’ordonnance no 2021-702 du 2 juin 2021 relative à l’encadrement supérieur de la fonction publique de l’État alors que leurs collègues directeurs d’hôpitaux y ont été intégrés. Compte tenu des responsabilités qui leur sont confiées dans la direction des hôpitaux de proximité, des établissements pour personnes âgées dépendantes et des structures relevant du champ du handicap ou de la protection de l’enfance et du rôle qu’ils jouent auprès des publics les plus vulnérables, ces cadres attendent d’être reconnus statutairement. L’annonce faite de mettre en place de groupes de travail d’ici la fin de l’année constitue un premier pas vers l’intégration de ce corps dans la réforme de la haute fonction publique. Il lui demande de lui préciser les mesures qu’elle entend prendre afin de répondre à leurs attentes. 2668

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