2. Réponses des ministres
aux questions écrites
SÉNAT
4 JUIN 2026
de calcul des indices de parité de pouvoir d’achat (IPPA) utilisés dans le barème des bourses scolaires, afin qu’ils
correspondent davantage à la réalité des conditions de vie des familles boursières établies à l’étranger. Le ministère
de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) a donc sollicité l���agence Mercer afin d’établir un nouveau panier de
biens et services reflétant plus fidèlement la réalité économique des familles françaises établies à l’étranger
bénéficiaires de bourses scolaires. Le mode de calcul de ce nouvel IPPA porte sur deux composantes, à savoir le
coût de la vie, à hauteur de 70 % de l’indice, et le coût du logement, à hauteur de 30 %. Pour mémoire, l’indice
est calculé en année N-1 pour servir en année N et revu chaque année. Il est pondéré par le taux de change et du
taux de chancellerie. S’agissant de la part relative au coût de la vie, la liste des articles de référence du panier de
référence a été revue, passant de 200 à 110, avec une priorité donnée aux dépenses alimentaires et de transports. La
pondération de chaque catégorie de biens au sein du panier a également été ajustée, ainsi que le nombre des
catégories prises en compte. S’agissant du coût du logement, la première catégorie de prix disponible d’après les
données de l’agence Mercer a été retenue, correspondant à un appartement de type T3 non meublé pour un loyer
de 2 050 euros mensuel à Paris. Les nouveaux indices résultant de ces ajustements, qui correspondent mieux à la
réalité des familles boursières et des allocataires d’aides sociales, sont la propriété de la Direction des Français de
l’étranger et de l’administration consulaire (DFAE) et pourront, à ce titre, faire l’objet d’une communication plus
transparente, qu’il s’agisse des articles composant le panier ou des catégories de logement prises en compte. Ces
nouveaux indices ont été présentés dans le cadre d’un groupe de travail mis en place en septembre 2025 avec les
membres de la commission nationale des bourses portant sur l’évaluation de l’instruction spécifiques sur les
bourses scolaires et fait l’objet d’une résolution de l’Assemblée des Français de l’étranger à l’occasion de sa 44e
session. Ils ont également été présentés dans le cadre de la commission permanente sur la protection sociale des
Français de l’étranger (CPPSFE) lors de sa dernière réunion du 27 février 2026, en vue de leur utilisation dans le
nouveau mode de calcul des taux de base servant aux aides sociales directes, basé sur un nouveau plafond de
ressources, à savoir le revenu de solidarité active servi en France, ajusté de l’IPPA.
Modalités de légalisation des actes publics étrangers destinés à être produits devant les autorités
françaises
7998. − 12 mars 2026. − Mme Évelyne Renaud-Garabedian interroge M. le ministre de l’Europe et des
affaires étrangères sur les modalités de légalisation des actes publics étrangers destinés à être produits devant les
autorités françaises. La légalisation constitue une formalité destinée à attester l’authenticité de la signature apposée
sur un acte public, la qualité en laquelle le signataire a agi et, le cas échéant, l’identité du sceau ou du timbre dont
cet acte est revêtu, afin qu’il puisse produire effet en France. Le cadre juridique de cette procédure est notamment
fixé par le décret no 2020-1370 du 10 novembre 2020 relatif à la légalisation et à l’apostille des actes publics, qui en
précise les autorités compétentes et les modalités. Elle s’inscrit également dans le cadre des conventions
internationales applicables, notamment la convention de La Haye du 5 octobre 1961, qui remplace la légalisation
par une apostille pour les actes publics provenant d’États parties à cette convention. Lorsque l’acte ne relève ni du
régime de l’apostille ni d’une convention de dispense de légalisation, les usagers doivent accomplir plusieurs
formalités successives : traduction du document destiné à l’administration française par un traducteur assermenté,
légalisation de l’acte par le ministère des affaires étrangères du pays dans lequel il a été établi, puis légalisation par
l’ambassade ou le consulat de France dans ce même pays. Dans la pratique, ces démarches peuvent se révéler
particulièrement contraignantes. Les personnes concernées ne résident pas nécessairement dans le pays où l’acte a
été établi et doivent parfois effectuer de longs déplacements pour se rendre auprès du poste diplomatique ou
consulaire compétent. Ces difficultés sont aujourd’hui accentuées dans certaines régions, notamment au MoyenOrient, où la guerre en cours et les tensions régionales ont entraîné des restrictions de circulation, des fermetures
ponctuelles d’espaces aériens et une dégradation générale des conditions de déplacement. Elle souhaiterait savoir si
les règles actuellement en vigueur imposent que le demandeur se présente personnellement auprès de l’ambassade
ou du consulat de France pour obtenir la légalisation, ou si ces démarches peuvent être accomplies par un tiers ou
par voie postale. Elle lui demande également si des aménagements de procédure sont envisagés afin de permettre,
dans certaines situations, que la légalisation puisse être effectuée directement par le ministère de l’Europe et des
affaires étrangères en France ou selon des modalités plus souples.
Réponse. − Conformément au décret no 2024-87 du 7 février 2024, la procédure de certification des documents
publics établis à l’étranger et destinés à être produits en France devant des autorités publiques repose sur deux
étapes obligatoires : une pré-légalisation de l’acte étranger par l’autorité compétente du pays d’origine,
généralement le ministère des affaires étrangères, puis une légalisation de cet acte par le poste diplomatique ou
consulaire français dans le pays considéré. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) confirme que
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