2. Réponses des ministres
aux questions écrites
SÉNAT
4 JUIN 2026
Réponse. − La France continue d’appeler à une transition démocratique au Venezuela, car aucune solution
politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur. Il appartient au peuple vénézuélien de trouver sa propre
voie pacifique et démocratique pour l’avenir et la prospérité du pays. La France continue d’oeuvrer à la reprise du
dialogue entre tous les acteurs vénézuéliens, en lien avec ses partenaires latino-américains et européens : c’est la
condition même d’une transition inclusive de nature à garantir la stabilité et la prospérité pour tous les
Vénézuéliens et à faciliter la réactivation des coopérations avec la Colombie voisine (qui partage plus de 2 000
kilomètres de frontière), sur les plans économique, humanitaire, environnemental et sécuritaire. L’approfondisse
ment d’un dialogue politique colombo-vénézuélien fructueux doit permettre de consolider la paix dans cette
région et de faire face à ces nombreux enjeux. Sur le plan humanitaire, la France a contribué au Venezuela au
financement de milliers de repas distribués dans des cantines scolaires avec l’appui d’ONG locales. Elle a
également financé la fourniture de matériel sanitaire et d’hygiène, au bénéfice des populations les plus fragiles,
souvent dans des régions marquées par d’importants mouvements migratoires. Sur le plan environnemental, la
France porte au niveau international une position ambitieuse sur tous les aspects de la triple crise du changement
climatique, de la perte de biodiversité et de la pollution. Elle a lancé de nombreuses initiatives pour soutenir les
pays en voie de développement dans la préservation de l’environnement. Elle a, par exemple, été moteur dans
l’inscription en 2022 d’un objectif de protection de 30 % des terres et des mers à l’horizon 2030 à la tête d’une
coalition de pays de haute ambition qui a depuis été rejointe par le Venezuela et la Colombie. A Belém à l’occasion
de la COP30, le Président de la République a réitéré notre mobilisation pour la protection de la forêt amazonienne
et rappelé notre engagement à appuyer les pays de la région, y compris la Colombie, dans la protection de ce bassin
forestier. Convaincus de l’importance de défendre la science, nous encourageons la poursuite des échanges avec les
universités et centres de recherche colombiens et vénézuéliens sur les nombreux enjeux communs : préservation de
l’Amazonie, protection des rivières, des océans et d’un bassin caribéen sur lequel nous partageons une frontière
maritime commune, lutte contre le réchauffement climatique et les maladies émergentes.
Rattachement des enseignants AEFE exerçant à Djibouti à l’Institut régional de formation de
Johannesburg
7902. − 5 mars 2026. − Mme Sophie Briante Guillemont attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des
affaires étrangères sur le rattachement des personnels enseignants du réseau des établissements de l’Agence pour
l’enseignement français à l’étranger (AEFE) à Djibouti à l’Institut régional de formation (IRF) de Johannesburg.
Les enseignants exerçant à Djibouti relèvent actuellement de l’Institut régional de formation (IRF) de
Johannesburg. Or, ce rattachement apparaît peu cohérent au regard de la situation géographique de Djibouti, de
ses liaisons aériennes, de son environnement régional et de ses partenariats naturels avec la zone Moyen-OrientCorne de l’Afrique. Ce choix d’organisation entraîne en pratique des contraintes importantes pour les personnels
concernés, notamment en matière de déplacements pour les formations, de coûts, de temps de trajet et de
conditions d’accès aux dispositifs de formation continue. En outre, les personnels de nationalité djiboutienne sont
contraints, pour participer aux formations organisées à Johannesburg, de se rendre en amont en Addis-Abeba afin
d’y effectuer les démarches de visa, ce qui implique un départ anticipé d’environ une semaine et engendre un
surcoût significatif pour les établissements. À l’inverse, un rattachement à un pôle régional situé à Abu Dhabi
apparaîtrait plus logique, plus accessible et plus efficient pour les équipes éducatives de Djibouti. Dans ce contexte,
elle lui demande si une réflexion est actuellement engagée sur une éventuelle évolution du rattachement des
enseignants à Djibouti vers un Institut régional de formation plus proche et mieux adapté aux réalités locales, et
quels sont les critères retenus par le ministère et par l’AEFE pour définir l’organisation territoriale des IRF et le
rattachement des établissements à l’étranger.
Réponse. − Le rattachement des deux établissements de Djibouti à la zone Afrique australe et orientale, et par
conséquent à l’institut régional de formation (IRF) de Johannesburg, répond avant tout à une logique de réseau :
cohérence régionale avec l’Afrique de l’Est, problématiques pédagogiques proches, enjeux communs comme les
questions centrales de la professionnalisation des personnels et de l’attractivité. Ces problématiques sont au coeur
du plan régional de formation de l’IRF de la zone Afrique australe et orientale. Si le rattachement des
établissements de Djibouti à l’IRF d’Abu Dhabi pouvait éventuellement simplifier les déplacements des personnels
et les démarches d’obtention de visa, il risquerait d’avoir pour conséquence de priver les équipes d’une offre de
formation adaptée à un contexte qu’elles partagent avec les autres établissements de la zone Afrique australe et
orientale, ce qui serait préjudiciable aux personnels et in fine aux élèves. Par ailleurs, plusieurs pistes de réflexion
sont actuellement engagées et plusieurs décisions ont déjà été prises par l’AEFE pour permettre à tout le personnel
des établissements de Djibouti de pouvoir participer à l’IRF de Johannesburg au plan de formation de la zone
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