SÉNAT
4 JUIN 2026
1. Questions écrites
Mise en place d’une couverture universelle pour les frais d’obsèques
9013. − 4 juin 2026. − M. Jean-Baptiste Lemoyne appelle l’attention de M. le ministre du travail et des
solidarités sur les frais exposés à la suite d’un décès. En effet, selon un rapport de la Cour des comptes de 2019, le
coût moyen d’une inhumation était estimé à 3 350 euros et à 3 609 euros pour une crémation. Parfois, des
assurances obsèques souscrites par les défunts permettent de couvrir ces coûts. A défaut, ces frais sont généralement
pris en charge par leurs familles ou leurs héritiers. Malheureusement, ces coûts sont parfois difficilement
soutenables pour des personnes modestes qui sont parfois amenées à solliciter la solidarité de l’entourage ou d’amis
pour faire face à ces frais. Cette situation accroit la détresse de personnes déjà confrontés à la perte d’un proche.
Cela doit donc inciter à une réflexion plus globale sur le financement des frais funéraires, leur régulation et leur
prise en charge. Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin de garantir un
meilleur accompagnement financier des familles endeuillées et si a été évaluée l’opportunité de mettre en place un
dispositif de couverture universelle permettant de sécuriser l’accès de tous à des funérailles dignes.
Pérennisation du dispositif « Territoires zéro chômeur de longue durée »
9019. − 4 juin 2026. − M. Grégory Blanc attire l’attention de M. le ministre du travail et des solidarités sur
l’urgence de sécuriser l’avenir du dispositif « Territoires zéro chômeur de longue durée ». La proposition de loi
visant à inscrire cette expérimentation dans le droit commun a bien été adoptée par l’Assemblée nationale en
janvier 2026. Pourtant, son inscription à l’ordre du jour du Sénat n’a toujours pas été actée, alors que l’échéance de
l’expérimentation est fixée au 31 décembre 2026. Cette situation génère une incertitude préjudiciable pour les
territoires et les salariés engagés dans cette démarche, qui incarne une réponse concrète à un enjeu social majeur :
la réinsertion professionnelle par la création d’emplois locaux et durables. Dans ce contexte, il souhaiterait
connaître les mesures concrètes que le Gouvernement compte mettre en oeuvre pour garantir l’examen de ce texte
au Sénat avant la fin de l’expérimentation, afin d’éviter toute rupture pour les salariés et les territoires concernés ;
les modalités envisagées pour la pérennisation du dispositif une fois intégré au droit commun ; le calendrier
prévisionnel pour la suite du processus législatif.
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VILLE ET LOGEMENT
Tarif des syndics pour le pré-état daté
8959. − 4 juin 2026. − Mme Anne Chain-Larché attire l’attention de M. le ministre de la ville et du logement le
respect de la loi no 2014-366 du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (dite loi ALUR)
qui plafonne le montant des honoraires des syndics de copropriété lorsqu’ils réalisent des prestations dans le cadre
de la vente de biens immobiliers. En effet, le décret no 2020-153 paru le 23 janvier 2020 a fixé le montant plafond
des honoraires et frais perçus par les syndics de copropriété pour l’état daté à l’occasion de la mutation à titre
onéreux d’un ou plusieurs lots objets d’une même vente à 380 euros TTC facturé au copropriétaire vendeur. Le
texte est entré en vigueur le 1er juin 2020. Or le texte ignore le "pré-état daté" devenu obligatoire avant les avants
contrats depuis la loi ALUR. Aussi, les syndics ont pris usage de faire un devis au vendeur avant l’établissement du
pré-état daté demandé par les notaires. Devis que le vendeur n’a d’autre choix que d’accepter pour obtenir le
document et signer l’avant contrat. Cette somme n’apparaît ni dans le contrat de syndic ni dans aucun autre
document. Elle est souvent conséquente (plusieurs centaines d’euros) et vient s’ajouter aux 380 euros de l’état daté.
L’esprit de la loi ALUR de limiter les frais des syndic lors d’un vente est ainsi complètement vicié. Dès lors, elle
souhaite savoir s’il envisage de fixer, par décret, sur le même modèle que pour l’état daté, un honoraire maximum
et obliger les syndics à inscrire le montant concerné dans leur contrat.